mardi, 17 octobre, 2017

La Haute Technologie en Israël: « Des Chiffres et des Lettres » Par Jacques Goldhar- Expert en Finance du Réseau Experts Alya

La haute technologie israélienne est devenue le secteur incontournable de la vie économique du pays. Qui n’a pas entendu parler des startups Cendrillon vendues à de grosses sociétés américaines ou européennes, ainsi que de la valeur ajoutée significative de ce secteur à l’économie du pays ?

D’ailleurs, lorsque les hommes d’affaires israéliens tiennent des meetings à l’étranger, ce n’est plus une bonne bouteille de vin israélien qu’ils apportent à leur homologue, ni un plat de houmous du pays, mais bien le best-seller : « Start-Up Nation » écrit par Dan Senor et Saul Singer en  2009.

Ce n’est plus un secret pour personne, mais aujourd’hui les mères israéliennes rêvent de voir leurs fils entrer dans le monde de la technologie, plutôt que de devenir avocat ou médecin. Avec la création de leurs propres startups en apothéose.

Mais que représente l’écosystème israélien des startups ? Est-il réellement positif pour le pays, en sachant qu’un investissement dans une startup comporte d’énormes risques ?

Parlons chiffres*:

En 2016, Il y avait en Israël un peu plus de 660 startups qui ont réussi à lever des fonds, pour un total de près de 5 milliards de dollars, par rapport au même nombre de startups en 2013 qui avaient alors, levé près de la moitié.

En 2016, 76 startups israéliennes ont réalisé des levées de fonds de plus de 20 millions de dollars, contre 17 en 2013, et 65 en 2015.

Entre 2012 et 2016, il y a eu chaque année entre 100 et 140 « exits », pour un total annuel variant entre 7 et 11 milliards de dollars. L’année 2017 ayant déjà commencé avec une « exit » de 15 milliards…

Rajoutez à tout cela une multitude de fonds de haute technologie israéliens, américains, européens, et autres.

En lettres :

 

 

 

L’écosystème israélien a permis aux startups de se développer en leur permettant de lever des fonds bien plus conséquents que dans le passé. Grace à cela, le secteur arrive à produire  chaque année un nombre impressionnant d’ « exits » de belles tailles.

Mr. Eric Schmidt, l’ancien directeur de Google (2001-2011) a déclaré : “Pour un pays relativement petit, Israël a un rôle fabuleux dans l’innovation technologique globale… Je suis incapable de penser à un endroit où vous pourriez voir cette diversité et cette collection d’initiatives, à part Silicon Valley. » (Traduction  libre).

Il est également important de noter que notre « Startup Nation » possède quelques avantages par rapport à la Silicon Valley :

  • Les évaluations des sociétés startup israéliennes sont toujours beaucoup plus raisonnables.
  • Les technologies israéliennes sont généralement plus
  • L’orientation des startups américaines visent principalement, au début tout au moins, le marché domestique. Quant aux startups israéliennes, elles visent le marché global, dès le début.

Il est à noter que Mr. Eric Schmidt investit personnellement dans la haute technologie en Israël.

 

 

Des chiffres et des lettres :

En 2015, Amazon s’implante en Israël, et paye 370 millions de dollars pour le rachat d’Annapurna Labs, une société israélienne spécialisée dans le développement et la fabrication de puces électroniques.

En 2013, Facebook ouvre son premier centre de recherche et développement hors-US en Israël. Depuis, l’immense réseau social a racheté 3 compagnies israéliennes de technologie pour la somme de 150 millions de dollars.

En 2012, Apple crée son 2e centre de recherche et de développement en taille, en Israël. Depuis, Apple a racheté 3 sociétés de haute technologie pour environ 750 millions de dollars. Une des sociétés rachetées, est celle qui a développé la technologie utilisée par Apple dans l’iPhone X, pour la reconnaissance faciale.

En 2006, alors que Google n’était lui-même qu’une startup de 5 ans, sa direction décide d’établir un centre de recherche et de développement en Israël. Depuis, Google a effectué 4 acquisitions pour plus d’un milliard de dollars. Waze, seule, est rachetée pour 1.2 milliard.

En 1997, Microsoft ouvre ses bureaux en Israël, y compris un centre de recherche et développement. Depuis lors, le géant américain du logiciel a effectué 13 acquisitions de sociétés israéliennes, pour plus de 700 millions  de dollars.

 

 

 

 

Mais la palme revient au géant américain du processeur informatique Intel. Elle fut la première multinationale informatique à s’installer en Israël. Son centre de recherche local a développé presque tous les processeurs de la compagnie US, que l’on retrouve dans la majeure partie des ordinateurs dans le monde. Intel détient également le record du prix le plus élevé pour le rachat d’une société de technologie israélienne : 15 milliards de dollars, pour le rachat de Mobileye cette année.

 

En conclusion, Israël a bel et bien développé un écosystème propice à la réussite de ses startups, ainsi qu’à la « prolifération » de centres de recherche et de développement de grosses multinationales de la technologie mondiale. Deux éléments-clefs pour la poursuite de la croissance du pays.

* Source: IVC

 

Notice légale: L’auteur de cet article est le Directeur Général de Saga Select Asset Management Ltd. (« SSAM »), une société de gestion de portefeuille régulée par l’autorité des marchés israélienne. SSAM est détenue par Goldhar & Co. Ltd (« G&C »), une société dont l’auteur est actionnaire de référence. L’auteur est également le co-fondateur de Cyrus III un fonds (en formation) d’investissement de « Venture Capital » dans la haute technologie israélienne.

Ni l’auteur, ni SSAM, ni G&C (tous ensemble : « le Groupe », ni tout autre entité appartenant au Groupe ne sollicite une action basée sur cet article. Cet article ne peut en aucun cas être utilisé, ni être considéré comme une offre de vente, ni une sollicitation à l’achat. Toute l’information utilisée dans cet article a été compilée à partir de sources considérées comme fiables. Cependant, aucune représentation, ni garantie, expresse ou implicite est faite en ce qui concerne l’exhaustivité ou l’exactitude de son contenu et ne doit pas être invoquée comme telle.

Cet article est fourni uniquement pour l’information des investisseurs, qui sont censés prendre leur propre décision d’investissement sans se baser sur cet article et Le Groupe n’accepte aucune responsabilité que ce soit pour tout dommage direct ou indirect découlant de l’utilisation de cet article ou de son contenu.

 

Pour aller plus loin:

http://www.reseauexperts-alya.com/

Commenter avec Facebook

Ca pourrait vous intéresser

Laisser un commentaire

×
×