jeudi, 27 juillet, 2017

Le chef terroriste Mahmoud Abbas ne méritait pas une réception à Washington PUBLIÉ PAR GUY MILLIÈRE

Je me suis gardé d’écrire quoi que ce soit de manière immédiate sur la visite du chef terroriste Mahmoud Abbas à la Maison-Blanche et sur la courtoisie dont Donald Trump a fait preuve à cette occasion.

En soi, la visite d’un chef terroriste à Washington a tout pour me déplaire, et ce qui aurait été logique au temps de la présidence du sinistre Barack Obama ne peut que paraître choquant au temps où c’est Donald Trump, ami d’Israël, qui est Président. Mahmoud Abbas a du sang sur les mains. Il est complice de trop nombreux meurtres. C’est un révisionniste et un antisémite répugnant. Il mériterait, au mieux, de disparaître six pieds sous terre, pas une poignée de main d’un Président des Etats-Unis digne de ce nom.

Certains ont déduit, un peu rapidement à mes yeux, que Donald Trump avait commencé à se renier et à trahir Israël. Je ne pense pas du tout que c’est le cas. Ni Jared Kushner, ni Jason Greenblatt, ni David Friedman, qui sont les principaux conseillers de Donald Trump sur ce dossier ne sont à même de le pousser dans cette direction, bien au contraire. Et Trump n’est pas homme à se renier et à trahir.

D’autres, et parmi eux des gens que je respecte, ont dit que Donald Trump avait cédé à l’illusion du “processus de paix”, et imaginé qu’il pouvait réussir là où tous ses prédécesseurs ont échoué, et ils ont ajouté que cela allait conduire à des pressions américaines renouvelées sur Israël. Je ne pense pas non plus que c’est la bonne réponse. Strictement rien n’indique la moindre volonté chez Donald Trump de faire pression sur Israël, et il n’a cessé de dire que si un accord devait survenir (stricte hypothèse), cet accord devrait être pleinement accepté par Israël. Strictement rien n’indique chez Donald Trump l’intention de faire accepter par Israël quoi que ce soit d’inacceptable. Donald Trump connaît par ailleurs fort bien ce qui a empêché jusqu’à présent tout accord.

Dès lors ? Je pense que Donald Trump entend placer Mahmoud Abbas face à ses mensonges et démontrer aux yeux du monde qu’il n’est pas en quoi que ce soit un “partenaire pour la paix”. Ce qu’est Mahmoud Abbas est évident pour la plupart des Israéliens (pas tous, hélas), et pour la plupart des amis d’Israël dans le monde (pas tous non plus), mais il reste à montrer ce qu’est Mahmoud Abbas pour les autres, qui sont très nombreux.

Mahmoud Abbas a menti à Washington, comme à son habitude : c’est logique, il n’est que mensonge et haine.

Mais tout en lui faisant des compliments immérités, Donald Trump lui a demandé très précisément de cesser la propagande haineuse déversée chaque jour dans les médias et les écoles “palestiniens”. Et il serait absolument surprenant que Donald Trump n’attende pas des actes. Comme les actes ne suivront pas, des conséquences, elles, suivront, et Donald Trump est homme à pousser les conséquences jusqu’au bout. Cette façon de faire chez Trump serait conforme à ce qu’il écrit dans The Art of the Deal: il s’agit de feindre la confiance, d’attendre que celui qui est indigne de confiance s’enferre dans ses contradictions, et d’agir sur cette base. Inutile de dire que j’attends la suite avec impatience, pour voir si j’ai raison.

Je pense aussi que Donald Trump est dans un ensemble de négociations complexes destinées à créer un front commun permettant d’endiguer le régime des mollahs en Iran. Ce front doit inclure les pays sunnites du statu quo, l’Egypte, l’Arabie Saoudite, la Jordanie, et Israël. Il est difficile pour les dirigeants des pays sunnites du statu quo de se rapprocher d’Israël et de le faire sous l’égide des Etats-Unis en semblant abandonner la “cause palestinienne”. Donald Trump entend vraisemblablement donner une apparence de respect pour la “cause palestinienne” aux fins que les pays sunnites du statu quo puissent se rapprocher d’Israël sous l’égide des Etats-Unis sans apparaître trahir aux yeux de leurs opinions.

Je pense que Mahmoud Abbas se montrera indigne de confiance, que Donald Trump n’exigera rien d’Israël, ne tentera pas d’imposer le moindre accord, saura dire le moment venu que Mahmoud Abbas est indigne de confiance, poursuivra ses efforts d’endiguement de l’Iran.

Je pense que chacun en saura plus lors du voyage que Donald Trump va effectuer très prochainement en Israël. Et je pense qu’il n’a renoncé à aucune de ses promesses de campagne.

Je pense que dans quatre ans, et sans doute bien avant, Mahmoud Abbas aura quitté la scène et aura pris sa retraite. Je ne pense pas qu’il aura subi la déchéance qu’il mérite depuis très longtemps, et je le regrette dès à présent. Je pense qu’Israël n’aura pas concédé quoi que ce soit, et que l’ambassade des Etats-Unis sera à Jérusalem.

 

Je pense, bien sûr, qu’il n’y aura pas d’Etat “palestinien”, et pas d’accord de paix.

L’OLP, qui est le vrai nom de l’Autorité Palestinienne n’a jamais été créée pour faire naître un Etat palestinien à même de vivre en paix à côté d’Israël, mais pour détruire Israël, mener des actions génocidaires contre les Juifs israéliens, et falsifier l’histoire. Donald Trump le sait aussi bien que Binyamin Netanyahu. Seuls ne savent pas les aveugles volontaires, les antisémites, et ceux qui ignorent tout de l’islam. Paix en arabe se dit salam, et la paix selon l’islam ne s’obtient que lorsqu’un territoire est pacifié, autrement dit, conquis par l’islam, jonché de cadavres et peuple de survivants soumis et humiliés. Israël devra continuer à se défendre pour éviter la paix selon l’islam, qui est la seule paix acceptable par l’Autorité palestinienne.

Le Hamas, ces derniers temps, s’essaie au mensonge, mais n’est pas aussi retors que l’Autorité Palestinienne, et se livre à un simulacre de changement terminologique, mais il veut toujours effacer Israël et les Israéliens de la surface de la terre. L’Autorité Palestinienne veut la même chose et est juste plus hypocrite. Elle pratique juste la taqiya (dissimulation).

Je regrette que Mahmoud Abbas soit venu pratiquer la taqiya à la Maison-Blanche sous Donald Trump et que Donald Trump ait serré une main souillée de sang juif. La diplomatie implique parfois des gestes pas très propres, hélas.

Les dirigeants européens, eux, ne cessent d’avoir des attitudes infiniment plus sordides.

© Guy Millière pour Dreuz.info.

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Commentaire

  • hubert

    11 mai 2017

    bonjour
    C’est toujours avec plaisir que je lis les messages que nous livre Mr Millere Il est tres lucide et sensé . Son analyse est juste et tous les journalistes français devraient s’inspirer de ses écrits et surtout ceux de l’AFP Merci Mr Millere continuez

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