samedi, 16 décembre, 2017

« Pourquoi vous votez à droite et êtes dirigés par la gauche? » Erez Tadmor

TOUT CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU SAVOIR SUR LES ROUAGES DU POUVOIR EN ISRAEL SANS JAMAIS OSER LE DEMANDER

 

Je viens de lire un livre passionnant (en hébreu) d’Erez Tadmor, le co-fondateur du mouvement Im Tirzou (mouvement sioniste qui lutte contre toutes les idéologies de gauche post-sionistes). Le livre s’intitule: « Pourquoi vous votez à droite et êtes dirigés par la gauche? » מדוע אתה מצביע ימין ומקבל שמאל (הוצאת סלע מאיר 2017).

L’auteur, riche d’une expérience riche de plus de 10 ans dans la « guerre des idées » en Israël, nous explique de façon très didactique et appuyée par de nombreuses sources, pourquoi, 40 ans après le fameux mahapakh- la montée au pouvoir en 1977 du Likoud et de Begin- c’est toujours la gauche qui détient les rênes du pouvoir au pays des Juifs. Il nous rappelle que Begin a volontairement laissé en place les hauts fonctionnaires du parti travailliste, cherchant, après 30 ans passés sur les bancs de l’opposition et essuyant affronts après moqueries, une légitimation de l’intelligentsia de gauche. Le Likoud (et la droite en général) avait certainement à cette époque un complexe d’infériorité face à ceux qui avaient construit le pays et possédaient tous les postes clés dans tous les domaines. Et Tadmor de passer en revue tous les postes où se joue véritablement le pouvoir.

Tout d’abord le secteur juridique. Il y eut en 1992 une révolution de palais orchestrée par Aharon Barak, alors président de la Cour Suprême. Il réussit à faire passer à la Knesset, qui jouissait pourtant d’une confortable majorité de droite, son texte fondamental: « Le respect de l’homme et sa liberté ». La Knesset entérinait un texte qui allait permettre au pouvoir juridique d’annuler des lois votées par le Parlement mais qui étaient jugées par la Cour comme s’opposant aux droits de l’homme. Nous vivons depuis dans ce qu’il faut bien appeler la dictature des juges. Or cet état de fait contredit le principe de base de la démocratie, énoncé par Montesquieu, de la séparation des trois pouvoirs (exécutif, juridique et législatif). Ajouté au pouvoir du conseiller juridique du gouvernement, qui concentre en une seule personne la possibilité et d’accuser un membre du gouvernement et de bloquer telle ou telle loi, nous voyons que nous sommes en présence d’une « nomocratie », où toute proposition d’un politique doit être avalisée par le système tentaculaire des juristes israéliens. Or il s’avère que le microcosme de l’élite juridique est un système qui s’auto-reproduit, et où l’on retrouve le même profil socio-culturel: des personnes « éclairées » (pour reprendre l’expression de Barak) qui pensent uniquement en termes de droits de l’homme universels, identiques pour un terroriste ou pour un citoyen qui essaie de se défendre.

Il passe en revue ensuite les secteurs de la presse, de l’art, des ONG, et des universités. Il nous démontre, avec force détails, comment la gauche a depuis toujours investi toutes ces places fortes de la pensée et ne veut évidemment pas les céder à d’autres qui pensent différemment. Ainsi dans le monde universitaire les enseignants reproduisent des clones d’eux-mêmes et cette parthénogénèse aboutit à un univers stérile, où règne en maître la pensée unique. L’auteur, qui a étudié les sciences politiques à l’université hébraïque, nous raconte son parcours, où il était honteux et politiquement incorrect de présenter des thèses de droite, même si elles étaient parfaitement étayées intellectuellement.

Concernant la presse, les choses sont évidentes à qui lit les journaux ou écoute la télévision. Seule note encourageante: Israel Hayom, qui a réussi à faire entendre  à un large public un son de cloche plus équilibré, où on essaiera de faire passer un message sioniste (à l’opposé du post-sionisme qui a gangréné toute la presse de gauche).

Le domaine de l’art est le plus emblématique de l’emprise totale de la gauche. On ne peut pas sortir un film en Israël si on ne parle pas de la misère du peuple palestinien (même si votre scénario est axé sur des problèmes israélo-israéliens). A tel point que les cinéastes non conformes à cette ligne de pensée doivent chercher des financements à l’étranger ou renoncer à leur projet.

A  propos des ONG, la situation est pire: il existe des dizaines d’organisations d’extrême-gauche (comme Betselem, Mahsom Watch, Adalah et d’autres) qui sont financées par des gouvernements étrangers, via le Keren Hahadacha, et qui sont prêtes, pour des millions de dollars, à salir Israël et Tsahal. Face à elles, n’existent que très peu d’organisations sionistes, comme Im Tirzou, qui a mené des campagnes très bien orchestrées, notamment cotre le Keren Hahadacha.

Pour conclure, Tadmor propose d’opter pour un vrai système libéral tel que prôné par Jabotinski: limitation du pouvoir juridique pour arriver à une séparation rigoureuse des pouvoirs. Et surtout décomplexer les politiciens de droite, pour qu’ils osent intégrer-après 40 ans- toutes les hautes fonctions du pouvoir.

 

Dr Gilles Morali

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Commentaire

  • Charles DALGER

    19 octobre 2017

    Raison de plus, pour oser parler sans complexe aucun, contre la pourriture de gauche. D’où l’outrance volontaire de mon langage à l’encontre de la « lie israélaste » ( à la place de l’élite israélienne, comme l’appelle encore trop obséquieusement les Israéliens de droite ).

    Nous sommes finalement très peu nombreux, à dénoncer cette « monstruosité » de confusion des pouvoirs, dans cette « démocrassie », que la vermine gauchiste israélaste brandit comme l’arme absolue.

    Ca fait vraiment longtemps que cela aurait dû être dénoncé et surtout arrêté. Donc merci à Erez TADMOR de l’avoir fait et à LPH d’en parler.

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