lundi, 19 février, 2018

Comment la Turquie viole l’accord de normalisation en soutenant le Hamas

L’interrogatoire de deux membres du Hamas qui ont collecté des fonds en Turquie a permis de dévoiler les liens étroits qui persistent entre l’organisation terroriste et ce pays. Ces liens ont existé depuis des années, mais dans l’accord de normalisation humiliant concédé par Israël à la Turquie en 2016, suite à l’affaire du Marmara, Ankara s’était engagé à réduire ses liens avec le Hamas, de ne plus accueillir des bureaux du Hamas sur le sol turc et ne pas favoriser les activités terroristes de l’organisation. Parole d’Erdogan…

Un haut responsable sécuritaire israélien accuse la Turquie de violer cet accord de manière flagrante en fermant les yeux sur ces activités ou pire, en les soutenant. Il est notamment question d’aide logistique et financière dans l’organisation d’attentats, de blanchiment d’argent et d’achat d’armement. Ce responsable est convaincu que ces activités sont connues des autorités turques car les services de renseignements turcs sont parmi les meilleurs. L’un des hommes-clé de ce réseau serait Jihad Yarmour qui serait le relais entre le Hamas et la Turquie. Ce haut responsable révèle aussi que la Turquie et le Hamas tentent de recruter des Arabes israéliens qui voyagent en Turquie pour des raisons professionnelles.

Les deux membres du Hamas dont il est question sont Kamil Takali, maître de conférences en Droit en Turquie et Dar’am Jabrin, citoyen israélien d’Oum El-Fahm. Les deux individus ont été recrutés en Turquie par Zahar Jabrin, terroriste libéré lors de la transaction Shalit. Jabrin organise des attentats en Judée-Samarie sous les ordres de Sala’h Harouri, commandant-adjoint du Hamas dans ces deux régions. Concernant l’aide directe du pouvoir turc, on parle aussi d’une société créée sous les instructions d’Adnan Basha, conseiller proche du pouvoir turc. Cette société au nom de SADAT collecte notamment des fonds  pour la création d’une “Armée de Palestine” qui devra lutter contre Israël.

On est toujours à la recherche d’un quelconque avantage obtenu par Israël du fait de cet accord qui aura coûté des dizaines de millions de dollars et des excuses pathétiques et injustifiées de la part du gouvernement israélien au dictateur antisémite d’Ankara…

Photo Abed Rahim Khatib / Flash 90

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