samedi, 16 décembre, 2017

Le ministre Guilad Erdan demande des sanctions contre le député Ahmad Tibi

Le ministre de la Sécurité intérieure Guilad Erdan a porté plainte contre le député Ahmad Tibi devant la commission parlementaire de l’Ethique. Au mois de juillet dernier, ce dernier avait enfreint l’interdit fait aux députés de se rendre sur le Mont du Temple en se rendant sur ce lieu, de surcroît dans une période très tendue, quelques jours après l’attentat commis contre les deux policiers druzes israéliens.

Le député arabe s’était rendu à la mosquée Al-Aqsa où étaient prononcés des prêches virulemment antisémites.  Après sa « visite », un journaliste avait demandé au député s’il s’était rendu sur le Mont du Temple, ce dernier lui avait répondu d’un air victorieux: « Non, je me suis rendu à la mosquée Al-Aqsa ».

Lors d’une réunion tenue après ces événements entre le ministre et les responsables de la police, l’un des officiers supérieurs avait dénoncé l’acte provocateur d’Ahmad Tibi qui avait effrontément violé un ordre du Premier ministre et une consigne de la police, en aggravant encore l’incitation à la violence déjà très présente à ce moment-là chez les Musulmans. Mais comme il ne s’agissait pas d’une infraction pénale (!!) cet officier avait demandé au ministre d’agir sur le plan parlementaire contre le député, afin de le faire sanctionner et de dissuader d’autres députés d’agir ainsi à l’avenir.

Dans sa requête devant la commission de l’Ethique, Guilad Erdan a précisé que non seulement Ahmad Tibi a enfreint un interdit, mais il l’a fait de manière « démonstrative et bruyante, dans le but de provoquer, et en plus, dans une période tendue et agitée ». Guilad Erdan accuse – à raison – Ahmad Tibi d’avoir mis en danger la sécurité de la population en participant au mouvement d’incitation contre les Juifs. A la fin de sa requête, le ministre écrit: « Il faut appliquer une sévérité particulière à l’attitude d’Ahmad Tibi, du fait que les faits qui lui sont reprochés ont été commis dans une période particulièrement tendue et quelques jours à peine après que les ministres et députés aient reçu un rappel de leur interdiction formelle de se rendre sur le Mont du Temple (…) Un député n’a pas le droit de se comporter comme un délinquant ».

Ahmad Tibi, avec son insolence habituelle, a réagi à cette nouvelle: « Je suis stupéfait! La police, qui d’habitude clôt rapidement les dossiers de juifs qui ont assassiné des Arabes israéliens (sic) recommande maintenant au ministre de la Sécurité intérieure d’agir contre des élus, des députés jouissant de l’immunité parlementaires, pour des faits qu’elle considère comme des infractions (…) La mosquée Al-Aqsa est une mosquée, je suis musulman, c’est  ma maison et je m’y rendrai quant bon me semble et non pas quand la police ou le Premier ministre voudront bien m’y autoriser. Je continuerai à agir ainsi ».

Photo Flash 90

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Commentaire

  • Pierre Lys

    11 octobre 2017

    Comme une évidence,il y une immunité parlementaire…et pour les Arabes on en fait fi….il y a eu des haver Knesset ,qui ont fait des  »choses » illégales,sans avoir jamais été inquiétés…..
    Le ministre Erd(og)an devrait apprendre la loi…..

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