dimanche, 24 septembre, 2017

Quand la mairie tend la main. Entretien avec Itshak Pindruss

Avec l’augmentation considérable du nombre d’olim de France ces dernières années, la mairie de Jérusalem s’est parée de services tricolores!

Au sein même du conseil municipal, des personnes ont pris sur elles d’aider les olim de France dans leurs démarches et leur intégration.

C’est le cas d’Itshak Pindruss, adjoint au maire, que nous vous présentons.

 

Le P’tit Hebdo: Pourquoi, parmi toutes les missions auxquelles vous pouvez pretendre et alors que vous n’êtes pas francophone, avez-vous choisi de tendre la main aux olim de France?

Itshak Pindruss: Je suis né à Jérusalem de parents olim des Etats-Unis. Quand j’étais enfant, il y avait peu d’anglophones à Jérusalem et mes parents ont dû surmonter de nombreux obstacles.

Par ailleurs, je me suis toujours engagé dans la vie publique et j’ai occupé le poste de maire de Beitar Illit de 2001 à 2007.

L’association de mon expérience personnelle et professionnelle me permet aujourd’hui d’être bien placé pour aller vers les populations d’olim. Je pense que pour les olim de France, comme pour les autres, l’une des difficultés les plus grandes est de s’adapter à la nouvelle culture qu’ils rencontrent ici. Cette culture se décline sur plusieurs niveaux: dans la rue, dans les écoles, au travail et dans la bureaucratie. Quand on a du mal à comprendre les règles, les codes, les principes conducteurs du pays alors on est vite confronté à des problèmes économiques et sociaux.

 

Lph: Quand vous dites s’adapter à la culture israélienne, cela signifie-t-il abandonner celle de France?

I.P.: Force est de constater que depuis 1948 on essaie de créer une culture qui soit, à proprement parler israélienne. Or celle-ci s’avère être toujours un mélange entre tout ce qu’apportent les alyot. Alors non, il ne s’agit pas de tirer un trait sur ce que l’on était avant. Mon objectif est davantage d’accompagner les olim dans toutes leurs demandes et leurs questions face à l’administration israélienne dans tous les domaines de leur vie quotidienne.

 

Lph: Comment les accompagnez-vous?

I.P.: J’ai constitué autour de moi, une grande équipe de bénévoles francophones, avec laquelle nous menons une action dynamique et qui produit ses effets. Nous recevons les demandes dans un centre d’appel dédié, où répondent des conseillers francophones puis nous orientons les personnes vers les personnes habilitées à les aider. Lorsqu’il faut s’adresser à une administration ou un ministère, nos bénévoles traduisent en hébreu les demandes afin de faciliter les démarches. Nous avons la capacité de taper à toutes les portes nécessaires.

 

Lph: Que vous inspirent les chiffres de l’alya de France?

I.P.: Nous savons que tous les Juifs de France viendront! C’est la réalisation des prophéties. A ceux qui sont déjà là, je veux dire mon admiration. Vous préparez le terrain pour les suivants.

C’est aussi un message optimiste que je tiens à transmettre: moi, le fils d’olim, j’ai été maire, je suis aujourd’hui adjoint au maire de Jérusalem. Chacun d’entre nous peut prendre une part active de ce grand projet du Rassemblement des Exilés.

 

Pour plus de renseignements:

02-6298495

[email protected]

Sur FB: Conseils et aides pour les olim de France

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