samedi, 16 décembre, 2017

«L’antifascisme exacerbé a ressuscité l’obsession de la ‘race’»

FIGAROVOX/CHRONIQUE – Depuis Charlottesville, les revendications antiracistes se sont multipliées aux Etats-Unis et en France. Gilles-William estime que l’antiracisme pervers et surmédiatisé aura conduit au renouveau de la «guerre des races».


Gilles-William Goldnadel est avocat et essayiste. Il est président de l’association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l’actualité pour FigaroVox.


Le résultat le plus patent et le plus efficace de l’antiracisme factice qui sévit depuis 50 ans aura été la guerre des races.

Je rappelle que celui-ci a interdit pendant longtemps l’utilisation du vocable de «race» sous peine d’excommunication. Aucune différenciation entre semblables n’étaient tolérables.

L’obsession du racisme aura abouti à l’obsession de la race, la couleur des uns étant synonyme de souffrance, celle des autres tout aussi systématiquement synonyme de racisme monopolistique.

Dans la réalité, et au fil des années, l’obsession du racisme aura abouti à l’obsession de la race, la couleur des uns étant systématiquement synonyme de souffrance, celle des autres tout aussi systématiquement synonyme de racisme monopolistique. Toute contestation de cet esprit de système étant ipso facto suspectée de racisme systémique.

L’autre caractéristique de l’antiracisme factice s’observant dans la forme hystérique et obsessionnelle de sa représentation médiatique.

Les États-Unis, comme toujours, ont lancé la mode culturelle de cet antiracisme et imprimé son mode de communication électronique et frénétique.

Les semaines écoulées depuis les événements de Charlottesville nous en ont livré quelques échantillons choisis: destructions de statues de généraux sudistes, interdiction d’ «Autant en emporte le vent» à Memphis, contestation de Christophe Colomb, critiques contre Kate Bigelow, réalisatrice du film Détroit et incapable en tant que blanche de comprendre la souffrance noire (Libération 11 août), manifestations de footballeurs noirs américains refusant, un genou à terre, de saluer le drapeau national.

Le prétexte donné à ce dernier geste étant la violence policière blanche. Si nul ne saurait contester l’existence de celle-ci et encore moins l’excuser lorsqu’elle survient, le courage et l’honnêteté intellectuels commandent d’indiquer qu’il arrive aussi de voir des blancs violentés volontairement par des noirs.

Je rappelle ici mon article dans lequel je m’étonnais que nul n’ait cru devoir reprocher à Obama l’oubli du vocable «racisme» lorsque délibérément un homme noir à Dallas a assassiné quatre policiers blancs innocents pour venger la mort d’un noir. Ici sévit la guerre des races.

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