dimanche, 24 septembre, 2017

Doubler les échanges France-Israël: L’objectif Kahlon-Le Maire

Entre le 4 et le 6 septembre, le ministre français de l’économie et des finances a effectué une visite de deux jours en Israël. Ce passage n’est pas passé inaperçu et sa rencontre avec notre ministre des finances, Moshé Kahlon, non plus.

Compte-rendu.

 

Un marathon économico-diplomatique

Apparemment le gouvernement actuel est bien décidé à faire mentir ceux qui brandissent sans cesse la menace de l’isolement diplomatique. Au ministère des finances aussi, les relations avec les autres pays dans le monde n’ont jamais été aussi florissantes.

Ainsi, le ministre Moshé Kahlon a-t-il effectué un voyage très prometteur aux Etats-Unis et un autre qui a déjà porté ses fruits en Suisse, pendant ces dernières semaines.

Ce marathon économico-diplomatique s’est poursuivi en Israël avec la visite du ministre français de l’économie et des finances, Bruno Le Maire.

Ce dernier a été impressionné, comme beaucoup de ses prédécesseurs, par le dynamisme économique israélien, l’esprit d’innovation unique qui règne dans notre pays et les opportunités qu’offre le marché israélien.

Il a déploré que compte-tenu des caractéristiques économiques des deux Etats, il n’y ait pas davantage d’échanges entre la France et Israël. Moshé Kahlon a partagé ce constat et les deux hommes se sont entendus pour mettre en place un comité qui permettra d’étudier toutes les possibilités pour doubler les échanges d’ici deux ans.

 

La bonne volonté c’est bien, la concrétiser c’est encore mieux!

La venue de Bruno Le Maire coïncidait avec la tenue du forum international DLD de l’innovation à Tel Aviv. Sur place les discussions allaient bon train et l’entente était plus que cordiale. Haïm Messika, porte-parole francophone de Koulanou, le parti de Moshé Kahlon, nous confie:  »On entend de très belles paroles ici comme ailleurs. Les bonnes volontés sont là. Nous devons maintenant nous appuyer sur elles pour passer à l’action ». Les hommes de Moshé Kahlon revendiquent volontiers ce côté  »Ta’hless » (droit au but) de leur champion.  »Nous voulons des engagements sur du concret », souligne Haïm,  »Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons développer des relations bilatérales fructueuses avec d’autres pays en général et la France en particulier ».

En effet, les ministres Kahlon et Le Maire ne sont pas sans savoir les liens qui unissent Israël et la France notamment en raison de la grande communauté francophone qui vit en Israël et qui peut servir de relais efficace.

 

Et la politique?

On ne peut s’aventurer sur la scène israélienne en faisant totalement abstraction des éléments politiques de la région. Haïm Messika, pourtant, nous l’assure:  »Nous laissons la politique aux autres. Il n’en a pas du tout été question pendant ces rencontres ». Shay Babad, directeur du ministère des finances, a pu exposer les objectifs israéliens et les points de convergence avec la France, sans être dérangé par des considérations politiques.

Le ministère israélien s’attache à mettre en avant les considérations économiques et les avancées positives pour les deux. Et cela semble fonctionner!

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