samedi, 19 août, 2017

Discours de John Kerry sur le conflit israélo-palestinien

Le secrétaire d’Etat US John Kerry a prononcé un très long discours à charge contre Israël au Département d’Etat. S’imaginant vouloir imprimer les consciences et opinions internationales. Il a commencé par rappeler tout ce que l’Administration Obama a fait pour Israël (Dôme de Fer, aide militaire et stratégique, lutte contre l’antisémitisme et le BDS, défense d’Israël dans les forums internationaux) pour pouvoir justifier ensuite que « des amis et alliés peuvent tout se dire, même les choses qui fâchent si c’est avec respect ».

Le secrétaire d’Etat a présenté ensuite la solution du conflit selon lui: « La solution des deux Etats est la seule possible pour préserver Israël comme Etat juif et démocratique ainsi que la liberté et la dignité pour les Palestiniens ».

Après avoir évoqué rapidement le terrorisme et l’incitation du côté palestinien, et rappelé que les Etats-Unis combattent cette incitation (!!) il s’est lancé dans une longue diatribe contre le repeuplement juif Judée-Samarie. Il a dénoncé l’augmentation de la population juive dans ces régions depuis 1967 et critiqué la politique des gouvernements de droite sur ce point. Il a qualifié le gouvernement actuel « de plus à droite depuis la création de l’Etat d’Israël » qui « contient les éléments les plus extrémistes ». John Kerry s’est longuement étalé sur le repeuplement juif de Judée-Samarie comme si l’avenir de la région dépendait de cela! Il a rappelé qu’aucune administration américaine n’a jamais accepté ce fait, pas plus que la communauté internationale.

Il a appelé à une reprise des pourparlers et les deux parties « à prendre des mesures pour rétablir la confiance ». Il a notamment cité les zones C de Judée-Samarie, dans lesquelles « Israël devrait accorder de plus en plus de territoires et de compétences aux Palestiniens ».

Avant de conclure, il a présenté une « feuille de route » pour une solution finale en rappelant d’abord des dates historiques: le Congrès sioniste de Bâle, (il a omis la Déclaration Balfour) le plan de partage de l’ONU, la création d’Israël, « naqba » pour les Arabes, la Guerre des Six Jours, libération pour les Juifs et occupation pour les Arabes et la communauté internationale et les accords d’Oslo, « qui n’ont rien donné par manque de confiance mutuelle » (sic).

Les principes émis par John Kerry sont les suivants:

  1. Frontières sûres, reconnues et défendable pour Israël et une Palestine viable sur la base des lignes d’avant 1967 avec des échanges de territoires. Maintient de certains blocs d’implantations juives après accord des Palestiniens.
  2. Résolution 181: deux Etats pour deux peuples avec égalité des droits pour tous les citoyens. Y compris reconnaissance d’Israël comme patrie du peuple juif et égalité des droits pour les Arabes israéliens.
  3. Solution « réaliste, juste et mutuellement acceptée » pour les ‘réfugiés’ dans le cadre de l’Etat palestinien. La solution de cette question des ‘réfugiés’ ne doit pas menacer le caractère juif de l’Etat d’Israël.
  4. Jérusalem comme capitale des deux Etats avec liberté de culte pour tout le monde et gestion commune des lieux saints.
  5. Arrangements sécuritaires pour Israël après la fin de ‘l’occupation’- Etat palestinien démilitarisé.

De manière générale, ce discours n’a rien apporté de nouveau sur le fond mais qui désigne clairement le gouvernement israélien et la politique de Binyamin Netanyahou comme facteur principal de l’impasse du processus de « paix ». Une volonté claire d’imposer cette idée avant de quitter le pouvoir.

La fin du pouvoir Obama donne raison à tous ceux qui considéraient ces huit ans comme les pires dans les relations israélo-américaines. John Kerry, qui a commencé son discours par « Happy Hanouca » aurait dû se souvenir que l’esprit des Maccabim avait vaincu celui de la plus grande puissance de l’époque.

Photo Issam Rimawi / Flash 90

 

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Commentaires

  • joel.

    28 décembre 2016

    John Kerry a déclaré :
    «Israël peut être ou un Etat juif, ou démocratique, mais pas les deux»
    Il dénie aux Juifs le droit d’avoir un état mais c’est absolument pas perturbé par la prolifération de « républiques » islamiques ..
    Autant qu’il sache que les frontières de 67 c’est du passé , que la Judee-Samarie est Juive et que Jérusalem est à nous !!!
    On est prêt à affronter l’impasse dans laquelle Obama veut nous acculer .
    עם ישראל חי !!

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  • pomme

    28 décembre 2016

    Et bouc un nazillon appelé Joel vient lacher son petit caca

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