mardi, 24 janvier, 2017

Un ancien joueur du PSG nommé entraîneur du Maccabi Créteil

L’ancien joueur du PSG, de Nice et d’Auxerre ; Sammy Traoré, par ailleurs international malien, a été nommé aujourd’hui à la tête de l’équipe du Maccabi Créteil.

Traoré (à droite) © Wikimedia Commons

Traoré (à droite) © Wikimedia Commons

« J’ai grandi avec des amis juifs, je me suis toujours senti proche de la communauté juive locale, » ajoute celui pour qui la priorité est « de faire progresser les joueurs (…) qu’ils soient « juif[s] ou portugais » explique t-il à actualité juive.

Il se félicite que dans son équipe, il y a « une vraie diversité : des juifs, des musulmans, etc. le club est ouvert à toutes les religions ! Je sais juste qu’en période de fêtes juives, il n’y a pas d’entraînements (rires) ».

Le Maccabi Créteil est un club juif multi-culturel dans lequel des joueurs de « toute la diversité » jouent et s’entraînent ensemble.

Par Antoine Chatrier – JSSNews

François Fillon en visite au Mémorial de la Shoah

« On mesure à quel point il est nécessaire aujourd’hui de faire le travail de mémoire pour lutter contre ceux qui nient ce crime et pour lutter contre l’antisémitisme et le racisme, qui continuent à être une forme de cancer pour notre humanité ».
fillon
Nous avons accueilli, ce lundi matin, François Fillon pendant plus de deux heures, au Mémorial de la Shoah.

Nous lui avons fait visiter l’exposition permanente sur le sort des Juifs en France pendant la seconde guerre mondiale, leur martyre mais aussi leur héroïsme, notamment dans la résistance.

Il a tenu ensuite à s’incliner devant le Mur des Noms, mais aussi dans la crypte du Martyr Juif Inconnu (photos). Nous lui avons ensuite, présenté des archives clés (Le statut des Juifs du 3 octobre 40 durci de la main de Pétain, l’ordre de mobilisation des 4.500 policiers et gendarmes pour la Rafle du Vel d’Hiv, mais aussi des fiches d’arrestation, des carnets de fouille de Drancy et des destins de déportés de la Sarthe).

Nous avons pu ensuite lui expliquer tout notre travail pédagogique pour accueillir 60.000 lycéens par an, former plus de 5.000 professeurs par an à l’enseignement des trois grands génocides du XXème siècle. Nous avons aussi évoqué nos formations contre le racisme, l’antisémitisme, le négationisme, l’antisionisme et le complotisme et les ateliers pédagogiques que nous réalisons en priorité dans les lycées de ZEP.

François Fillon a beaucoup écouté, a été très réceptif à nos messages et à notre rôle clé d’éducateur dans une France où les préjugés antisémites et racistes tendent à progresser.

Vous trouverez ci-dessous la dépêche fidèle de l’AFP.

« François Fillon, candidat de la droite à l’élection présidentielle, a affirmé lundi que « lutter contre l’antisémitisme », c’était « défendre la France et la République », à l’occasion d’une visite au Mémorial de la Shoah à Paris.

« Ce n’est pas la première fois que je viens au Mémorial. Je ressens toujours, comme tous ceux qui le visitent, une émotion très profonde », a affirmé l’ex-Premier ministre, qui était accompagné de Me Serge Klarsfeld, avocat et historien, et de son fils Me Arno Klarsfeld, qui fut son conseiller à Matignon.

« On mesure ici devant la liste incroyablement longue des noms des victimes de la Shoah, à quel point les Européens, les nazis singulièrement, mais tous ceux qui leur ont prêté la main et en particulier le régime de Vichy, ont commis le crime ultime », a ajouté M. Fillon.

« On mesure à quel point il est nécessaire aujourd’hui de faire le travail de mémoire pour lutter contre ceux qui nient ce crime et pour lutter contre l’antisémitisme et le racisme, qui continuent à être une forme de cancer pour notre humanité ».

« Le travail qui est fait ici au Mémorial est un travail d’abord d’historien mais aussi un travail de pédagogie, un travail de lutte contre l’antisémitisme et contre le racisme. C’est un travail qui est fondamental, qui doit être encouragé », a-t-il dit. Il a « félicité les équipes du Mémorial » pour leur travail.

« L’antisémitisme est toujours présent. On l’a vu avec les enfants assassinés à l’école de Toulouse, les victimes de l’Hypercacher, c’est un danger qui menace la démocratie, qui menace l’humanité et qui doit faire l’objet de toute notre attention et de toute notre volonté », a également affirmé le candidat.

« Au fond ici, c’est la raison pour laquelle je suis venu: on se bat pour défendre les juifs, pour lutter contre l’antisémitisme mais à travers ce combat, on se bat pour défendre la France et la République », a-t-il assuré.

AFP »

Et au lien ci-dessous, vous pouvez écouter la déclaration très complète, très juste, n’omettant aucun sujet de François Fillon sur la Shoah en France, sur le Mémorial de la Shoah et le combat nécessaire de tous contre le racisme et l’antisémitisme, « un cancer  pour notre humanité» (et c’est le terme qu’il utilise pour les qualifier)

https://www.facebook.com/fillon.francois/?fref=ts

 

Tribunejuive.info

Eh oui il n’y a pas plus français que les Juifs ! Et pourtant ils partent pour Israël

L’année passée 5000 Juifs ont quitté la France pour Israël. Il parait que c’est moins qu’avant. Et alors ? C’est 5000 de trop. Revenez s’il vous plaît !

Bien que De Gaulle ait parlé des Juifs comme d’un “peuple d’élite” il faut ici, et d’emblée, rassurer tous ceux qui n’ont pas eu la chance de naître juifs. Il y a chez les Juifs tout autant d’imbéciles que chez les Normands. La même proportion de demeurés que chez les Bretons. Et un pourcentage identique de personnages totalement dépourvus d’intérêt que chez les Tourangeaux. Mais il y a un mais. Et ce mais le voici.

ENTRE LES JUIFS ET LA FRANCE UN PACTE A ÉTÉ SCELLÉ IL Y A LONGTEMPS.

Au moment de la révolution de 1789. Et c’est pourquoi dans les synagogues, il y a une prière spéciale pour la République. Pendant des générations les enfants juifs n’ont eu aucune difficulté à ânonner “nos ancêtres les Gaulois”. Dans leurs familles on leur apprenait à être français, très français, plus français encore que les Français qui s’étaient juste donné la peine d’être “de souche”.

Oui les Juifs devaient être encore plus français que les autres, car confusément, ils savaient qu’ils n’étaient pas d’ici. Et que cela leur créait des devoirs et des obligations dont les autres étaient dispensés. Et ils ont donc été – et sont toujours – français, à la recherche d’une perfection dans la francitude qui ferait oublier leurs patronymes souvent à sonorité étrangère. Y a t-il plus français que Marc Bloch, fusillé par les nazis, notre plus grand historien contemporain ? Y a t-il plus français que Raymond Aron, un philosophe qui nous honore ou que le cardinal Lustiger Juif et archevêque de Paris ?

Quelqu’un a t’il mieux chanté la France et son identité que le Juif polonais Finkielkraut ? Connaît-on plus franchouillard que le dessinateur Gotlib qui créa l’inoubliable Superdupont ? Plus gaulois que Goscinny, le père d’Astérix, petit fils d’un rabbin de Varsovie ? Plus parisien, plus parigot que le chanteur Francis Lemarque de son vrai nom Nathan ? Plus cévenol que Jean Ferrat qui fut enterré sous le nom de Jean Tenenbaum ? Et Gainsbourg, ce n’était pas la France ?

Pourtant des Juifs partent. Non, nous ne sommes pas sous Vichy. La France n’est pas devenue antisémite. Mais il y a chez nous, solidement et durablement installés, des segments de haine. Une haine de la France et des “sales Français”. Et pour les Juifs “sales Juifs”, c’est double peine. Pourquoi croyez-vous que depuis longtemps et bien avant les attentats, il y a des policiers devant les synagogues ? Pourquoi y a t-il des barrières et d’autres policiers devant les écoles juives ? Pourquoi il n’y a déjà plus de Juifs à Sevran, à Bobigny, à Trappes et dans les quartiers nord de Marseille ?

Si vous avez des enfants, trouveriez-vous normal qu’ils aillent à l’école la peur au ventre ? Alors oui des Juifs partent. Pour un pays en guerre où l’on risque aussi sa vie. Mais au moins là-bas l’ennemi est nommé et désigné. Ces Juifs qui nous quittent c’est un peu de France qui s’en va. Un gain pour Israël ? Quelle importance ! Il faut qu’ils reviennent dans le pays qui est le leur. C’est leur mère même s’ils ont tendance à la considérer comme une marâtre. Mais pour que cela se fasse, il faudrait peut-être que d’autres qu’eux s’en aillent ?

Par Benoît RAYSKI

Source: Atlantico

L’antisémitisme est-il une tradition française ?

C’est une question que j’ai été amené à me poser tout naturellement en tant que juif mais également en tant que responsable communautaire car je suis le vice-président d’une des synagogues de Toulouse mais aussi vice-président de la Licra Toulouse-Occitanie et président de l’association All With Us – Tous Avec Nous – qui œuvre au rapprochement des peuples malgré leur différence et leur divergence et tout simplement en tant que citoyen français.juifs_dehors

J’ai connu une période où l’antisémitisme semblait avoir été oublié. Issu de l’école républicaine j’avais des copains de tout bord, de toute race, de toute religion et nous avions la chance, je m’en aperçois aujourd’hui, de ne faire aucune différence entre nous. La religion pour celui qui était pratiquant était reléguée à la sphère privée et quand nous étions à l’école ou à l’extérieur nous étions dans l’espace républicain laïque, heureux de nous retrouver entre copains de jeu ou entre amis.

Cette situation idyllique n’a pas duré et puis petit à petit, les temps ont changé.

J’ai rejoint en 2003 le bureau exécutif d’une synagogue car je voulais m’impliquer un peu plus dans la communauté. Au début, nous avions uniquement des fonctions de gestionnaires mais au fil des années, une notion est apparue qui est devenue primordiale et obligatoire : celle de la sécurité. Ainsi de gestionnaires bénévoles nous avons dû devenir très rapidement des professionnels de la sécurité sans bénéficier d’une quelconque formation, en apprenant sur le tas. En quelques mois, le rôle de responsable communautaire s’est professionnalisée car la montée de l’antisémitisme s’est imposée comme une réalité.

On avait connu la liberté de la parole, on a découvert la liberté des actes car on s’est remis à tuer des juifs en France. 2015 restera l’année où l’armée s’est déployée devant les écoles juives, les synagogues et les centres communautaires. Des lieux jusque-là considérés comme des refuges et devenus soudain des cibles.

Quel impact psychologique sur nos enfants de voir dans tous les lieux où ils se trouvent, ces soldats le pistolet mitrailleur en bandoulière ?

Alors certains, de plus en plus nombreux décident de quitter une France jugée dangereuse pour leurs enfants et petits-enfants. Les chiffres du SPCJ organe de Sécurité et de Protection de la Communauté Juive sont éloquents : En 2015, 808 actes antijuifs ont été recensés. En comparaison 323 actes anti musulmans ont été enregistré pour la même période.

La terminologie retenue pour la dénomination précise d’un acte antisémite par le ministère de l’intérieur et reprise par le SPCJ est la suivante : il s’agit de tous les actes qui sont constitués d’actions et de menaces. Pour les actions : les attentats ou tentatives, les homicides ou tentatives, les violences, les incendies ou tentatives, les dégradations ou vandalisme. Pour les menaces : les propos, gestes menaçants et démonstrations injurieuses, les tracts et courriers, les inscriptions.

Le 9 janvier 2015, 29 personnes (hommes, femmes, enfants) sont prises en otage dans un supermarché cacher.  4 personnes y sont exécutées de sang-froid.

En 2015, une fois de plus, les juifs, qui représentent moins de 1% de la population totale, sont la cible à eux seuls de 40% des actes racistes commis en France et de 49% des violences racistes aux personnes. En moyenne, 2 actes antisémites sont recensés par la police chaque jour au cours de cette année.

Pour la première fois, l’antisémitisme atteint un niveau extrêmement élevé et on peut dire que les actes judéophobes commis sont le produit de facteurs endogènes ; les dynamiques franco françaises de l’antisémitisme se suffisent désormais à elles-mêmes pour atteindre des sommets.

Même si l’on peut penser que l’année 2016 sera moins difficile pour les juifs français, elle a tout juste démarrée qu’une attaque à la machette hyper violente a été perpétrée par un jeune de 15 ans. Et cette attaque a donné lieu à un débat surprenant dans la communauté juive : doit-on devenir des juifs cachés ?

Peut-on continuer à être juif en France sans risquer de se faire tuer, notamment à Toulouse qui fait partie des 10 villes les plus touchées par l’antisémitisme et qui arrive à la 4eme position avec 22 actes recensés pour 2015 ?

Ainsi, il est légitime de s’interroger aujourd’hui sur l’avenir des Juifs en France. La récente flambée de violences antijuives signe-t-elle la fin du “franco-judaïsme” longtemps donné comme l’exemple emblématique du bon fonctionnement de l’assimilation à la française ? Annonce-t-elle l’effacement du mythe du “vivre ensemble” que le “creuset républicain” avait rendu possible ?

Le modèle républicain d’intégration a fait faillite : Il existe une France antijuive dans la France contemporaine. Il ne s’agit pas d’une renaissance, ni d’une résurgence, mais d’une réinvention, d’une nouvelle naissance, offrant au regard socio-historique plus de discontinuités que de continuités, plus de différences que de ressemblances. Mais ce qui reste stable c’est la puissance du rejet, de la haine et du ressentiment, mais aussi du mépris et de la peur, passions négatives qui fusionnent dans la diabolisation, mode de construction de l’ennemi chimérique, dont “le Juif” reste le paradigme et l’emblème.

Nous ne sommes plus dans un état antisémite ou anti juif comme les français ont pu le connaitre au temps de l’affaire Dreyfus, puis pendant les années trente et qui a atteint son paroxysme au cours de la période 1940-1944.

Introduit dans la langue française dès 1881-1882 le mot antisémitisme n’est devenu courant qu’à la fin des années 1890. En France, Edouard Drumont, fut le premier antisémite « auto désigné » de profession qui structura sa doctrine antijuive sur la base de l’opposition manichéenne entre juifs et aryens, il s’exprimera dans La Libre Parole le 11 janvier 1895 en écrivant : « la question juive n’existait pas en 1886 en France. Grâce à moi, les français ont regardé et ont vu ».

Drumont est contemporain de l’affaire Dreyfus qui se déroula de 1894 à 1906. Capitaine de l’armée française, il est accusé de trahison en 1894 pour avoir livré des documents secrets aux allemands. Son accusation s’est faite sans recherches ni preuves ; Dreyfus est juif et il est devenu le coupable évident pour la France antisémite de l’époque.

Cette affaire a divisé la France pendant 12 ans, en deux camps les dreyfusards et les antidreyfusards. Le contexte social est marqué par la montée du nationalisme et de l’antisémitisme. Une montée très virulente depuis la publication de la France juive d’Edouard Drumont en 1886 qui va de pair avec une montée du cléricalisme. Les tensions sont fortes dans toutes les couches de la société attisées par une presse influente et pratiquement libre d’écrire et de diffuser n’importe quelle information.

L’antisémitisme n’épargne pas l’institution militaire qui pratique des discriminations occultes. Les officiers juifs sont atteints par une série d’articles de presse de La Libre Parole et sont accusés de trahir par naissance.

La haine du juif est désormais publique, violente alimentée par un brulot diabolisant la présence juive française qui représente plus de 80.000 personnes en 1895 dont 40.000 à Paris et plus de 45.000 en Algérie.

L’antisémitisme diffusé par La Libre Parole mais aussi par l’Eclair, Le Petit Journal, la Patrie, l’Intransigeant, la Croix, développent une judéophobie dans certains milieux catholiques qui atteint des sommets. On prépare en quelque sorte les années 30 et surtout les années de guerre qui ont fait plus de 6 millions de morts juifs en l’Europe.

Un temps apaisé, l’antijudaïsme revient au galop dans les années trente stimulé par la crise économique, le chômage et l’afflux des juifs allemands fuyant le nazisme et l’accession au pouvoir du front populaire dirigé par Léon Blum qui devient une valeur étendard de l’extrême droite portée par de nombreuses publications antisémites

Il était devenu indispensable de fermer les frontières mais on pensait également qu’il fallait repousser les juifs qui représentaient 300.000 âmes dans les années trente. Céline clamait : « il faut les renvoyer chez Hitler ! En Palestine ! En Pologne ! »

Plus tard l’Etat français dirigé par Pétain va hisser l’antisémitisme au rang d’idéologie officielle en prenant des mesures draconiennes :

  • La loi sur le statut des juifs,
  • La création du commissariat aux affaires juives
  • Les arrestations et l’internement des juifs dans les camps de d’internement, de transit et de concentration
  • La saisie des biens juifs et l’aryanisation
  • La déportation vers l’Allemagne

On peut prouver que l’administration française a fait preuve de beaucoup de zèle pendant la période pétainiste. Au final se sont 75.721 Juifs dont près de 11.000 enfants qui ont été déportés de France de mars 1942 à août 1944.

Après la guerre il est difficile de s’afficher comme antisémite même si l’antisémitisme n’a pas complètement disparu dans les milieux d’extrême droite et dans les milieux d’extrême gauche. L’antisémitisme est devenue une maladie honteuse.

Jusqu’en 1980, aucun crime a caractère antisémite n’a été recensé jusqu’au 3 octobre qui marque le premier attentat contre les juifs de France depuis la fin de la seconde guerre mondiale : 4 morts et 46 blessés, liés à la mouvance moyen orientale, devant la synagogue Copernic à Paris

Raymond Barre déclarera d’ailleurs sur TF1, le soir du 3 octobre : « un attentat odieux qui voulait frapper les israélites qui se rendaient à la synagogue et qui a frappé des français innocents qui traversaient la rue Copernic ! »

Le 9 aout 1982, dans un restaurant de la rue des Rosiers à Paris, un attentat fait 6 morts et 22 blessés, un attentat lié à la mouvance palestinienne du Fatah.

Il faudra attendre 24 ans pour qu’un nouveau meurtre soit commis en région parisienne le 13 février 2006 après 24 jours de séquestration et de torture subis par Ilan Halimi, parce que juif !

Un évènement passé malheureusement sous silence par les dirigeants politiques mais aussi hélas par une grosse partie des institutions représentatives de la communauté juive qui laissait présager la montée en puissance des attaques et des assassinats terroristes auxquels la communauté juive française allait être confrontée.

Le signal d’alarme n’a pas été entendu et le 19 mars 2012, l’attentat contre l’école Ozar Hatorah à Toulouse, fait 4 tués dont trois enfants.

Malgré ce qu’a pu dire Nicolas Sarkozy en s’exprimant sur la sécurité en France et en disant qu’il n’y a pas eu d’attentat terroriste pendant son quinquennat, je qualifierai cet acte ignoble et abject d’attentat terroriste (n’oublions pas que trois militaires ont été assassinés et qu’un quatrième reste paralysé à vie)

Comme tous les matins, ce lundi-là, je me rendais à mon travail, quand le téléphone retentit dans ma voiture. 8h20, j’étais au rond-point de Montaudran, un numéro parisien que je ne connaissais pas : un journaliste de ITV m’apprit qu’il y avait eu une attaque contre un lieu juif à Toulouse et qu’il cherchait des renseignements auprès des responsables communautaires. N’étant pas au courant je ne puis le renseigner.

Arrivé à mon bureau, cette nouvelle m’a un peu décontenancé et j’ai appelé un ami qui fait partie du bureau du CRIF et qui pourrait avoir des informations.

C’est lui qui m’a appris la nouvelle et il était doublement touché en tant que responsable communautaire mais aussi parce que ses deux fils étaient dans l’école au moment des faits et l’un des deux venait de lui téléphoner : « Il y a eu une fusillade et il y a eu des morts »

J’ai été contacté par la presse mondiale pendant toute la journée car j’ai appris plus tard que lorsque l’on tapait juif à Toulouse c’était mon numéro de portable qui sortait en premier ! J’ai de suite pris le parti de dire que c’était un attentat car les journalistes ont toujours utilisé le terme d’attaque, de fusillade qui pouvait laisser présager qu’il y avait eu un échange de tirs. Plusieurs journaux de l’époque reprirent d’ailleurs mes propos rapportés sur BFMTV.

« Ce n’est pas une fusillade, il n’y a pas eu d’échange de tirs, mais bien d’un attentat qui a touché des personnes innocentes ! »

Enfin je mentionnerai la prise d’otages du 9 janvier 2015 contre un supermarché cacher qui s’est soldée par un bilan de 4 morts.

Une immense manifestation qui tel un raz de marée a envahi les rues de toutes les villes de France, magnifique mouvement de solidarité suite à l’attaque contre Charlie Hebdo et la prise d’otages de l’Hyper Cacher.

Une manifestation qui en laissa quelques-uns perplexes, pour ne pas dire amers, des esprits chagrins sans doute me direz-vous, se demandant à quoi aurait ressemblé ce grand et magnifique élan populaire s’il n’y avait eu que des victimes juives ?

Ainsi l’histoire parle d’elle-même, l’antisémitisme a toujours été présent sur le sol français et même si les représentants officiels de l’état condamnent chaque attaque, il n’en reste pas moins que certains se lâchent et s’oublient de temps en temps. Les frasques de Jean Marie Le Pen avec le détail de l’histoire est connu de tout le monde, celle d’Emmanuel Macron futur candidat à la présidence de 2017, est moins médiatique, il est pourtant connu pour être plus modéré mais dira le 7 octobre 2016, « que les écoles juives enseignent la Torah plus que les savoirs fondamentaux ». Le 20 octobre 2016, le CRIF demande à la Haute autorité des primaires de la droite et du centre une condamnation ferme de Jean Frédéric Poisson. Ce dernier a déclaré la veille dans Nice Matin : « la proximité de Mme Clinton avec les super financiers de Wall Street et sa soumission aux lobbies sionistes sont dangereuses pour l’Europe et la France »

Alors oui, les gouvernements ne sont pas antisémites mais les hommes politiques se laissent parfois emporter et on est en droit de se demander pourquoi ?

Car en ayant de tels propos, c’est la République et ses valeurs fondamentales qui sont touchées. Sa division avait commencé sous le règne de Sarkozy avec « la France d’en haut et celle d’en bas », celle « des travailleurs et celle des profiteurs », elle semble se continuer avec le quinquennat de Hollande qui dénomme les classes sociales défavorisées, « les sans dents ».

La France s’achemine vers une élection présidentielle où l’une des alternatives pourrait être le Front National, le parti d’extrême droite qu’il n’est plus la peine d’être présenté. L’ensemble des sondages placent Marine le Pen au deuxième tour, une honte et un échec cuisant pour une France qui va mal et qui n’est plus la France.

La laïcité est bousculée par certaines minorités qui veulent modifier et adapter les valeurs de la République qui ont permis depuis 1789 à des dizaines de générations de pouvoir vivre ensemble sans problème en garantissant les mêmes droits et lois à ses concitoyens.

Désormais, les Français Juifs doivent vivre comme une minorité protégée. Les Juifs de France, dont les libertés sont menacées tandis que leur sentiment d’insécurité s’accroît après chaque agression, vivent désormais sous la pression d’une menace d’un terrorisme djihadiste endogène dont les acteurs sont nés en France et possèdent le plus souvent la nationalité française. On observe une montée du pessimisme chez les élites, diagnostiquant un déclin irréversible de la puissance d’intégration de la France républicaine, devenue une mosaïque de communautés séparées, rivales et mutuellement hostiles.

L’antisémitisme, l’antijudaïsme est toujours là. Il sait renaitre, s’adapter, se modifier, se propager tel un virus que l’on n’arrive pas à combattre

Le mythe du conspirateur revient au galop. Cette idéologie pernicieuse est véhiculée par la diffusion des « protocoles des sages de Sion » et de « mein Kampf » que l’on trouve dans certaines librairies françaises. Elle est aussi présente dans des prêches d’Imams salafistes et wahhabites qui véhiculent l’image du juif altérée par le prisme déformant du Coran décrivant entre autre des juifs sanguinaires et utilisateurs de sang qui est encore diffusé dans certains pays musulmans.

Dans les représentations sociales contemporaines, il existe deux composantes du noyau dur de l’image antijuive qui persistent et qui continuent à être diffusées :

  • Juif égale tradition, communauté, solidarité avec pour effet le couple séparation-inassimibilité
  • L’internationalisme, le cosmopolite impliquant le déracinement et une forte mobilité géographique, renvoient l’image d’un juif représentant l’élite, l’argent, l’infiltration, le pouvoir, l’influence avec pour effet le couple domination-manipulation qui dérive sur le soi-disant complot juif mondial, reformulé dans les années 60-70 comme complot sioniste mondial et plus récemment comme complot américano sioniste mondial !

C’est un des grands effets pervers de l’émancipation qui a fait sortir les juifs du ghetto en France en accordant la pleine égalité de droits par le vote de l’assemblée constituante en 1791 au début de la révolution française. Les juifs sont donc reconnus comme citoyens à part entière mais cela engendre un nouveau fantasme : la hantise du juif invisible dans la société moderne où il passe inaperçu. Il est semblable à nous mais en réalité…

Chez les ennemis du juif, il est imaginé comme une puissance cachée : « l’infiltration est l’instrument privilégié de la conquête juive » écrira Drumont. Cette vision de l’intrusion d’un corps étranger dans le corps national alimente l’image du juif manipulateur et persécuteur, comploteur et criminel.

Une image malheureusement véhiculée encore de nos jours et que l’on retrouve dans les spectacles du soit disant humoriste Dieudonné. Tout comme l’antisémitisme rédempteur élaboré par Hitler et les nazis qui trouve encore des résurgences dans certaines organisations ou groupuscules obscurs ou par certains dirigeants de pays du Moyen Orient.

Une nouvelle vision du juif comme incarnation d’une menace mortelle se traduit dans les faits par la négation du droit à l’existence de l’état d’Israël et la volonté explicite de le détruire, l’accusation de racisme visant les juifs en tant que sionistes – tout juif étant supposé être un sioniste jusqu’à preuve du contraire.

La propagande tiers-mondiste et pro-palestinienne a fait l’amalgame sionisme = racisme depuis la fin des années 1960, le sionisme étant assimilé ensuite à un impérialisme, un colonialisme, un fascisme, un régime d’apartheid et même à une résurgence d’un nouveau nazisme !

Aujourd’hui, internet a induit une révolution : les narrations marginales et délirantes ont droit de cité et leur caractère provocateur attire davantage les regards que les textes et les vidéos nuancés, produits par des professionnels ou tout au moins des personnes attachées à un discours étayé sur des faits. Auparavant les extrémistes de tout bord et fondamentalistes religieux n’avaient quasiment pas accès aux médias. Ils étaient largement exclus du domaine public. Cela n’est plus le cas aujourd’hui, l’information numérique où chacun peut s’exprimer, bénéficie d’un atout considérable : lorsqu’un événement survient, des centaines d’arguments sont soudain disponibles pour justifier le même délire. Des esprits faibles réagissent aussitôt en jugeant que s’il existe autant de preuves supposées, le délire en question correspond à une certaine réalité.

L’antijudaïsme y trouve ainsi un terrain propice à sa diffusion grâce à l’anonymat, car tout le monde peut s’exprimer sous le biais d’un pseudo et relayer ou exprimer des propos haineux sans être ennuyé.

Il existe en France une population particulièrement sensible à la propagande antisioniste où la haine des Juifs joue un rôle majeur. Une France où la “cause palestinienne” a trouvé ses adeptes les plus inconditionnels, ses militants les plus fanatiques, qui se disent en guerre contre le sionisme.

Il existe une France où se trouve le terreau des nouvelles passions antijuives, ainsi que l’armée de réserve du militantisme judéophobe, une France où certains mouvements politiques marginaux d’extrême gauche cherchent une légitimité électorale. Des mouvements et groupuscules qui semblent considérer les islamistes comme des alliés dans la lutte anticapitaliste et utilisent l’instrumentalisation et l’importation du conflit israélo palestinien pour asseoir leur pouvoir.

Cette gauche a cherché un substitut à la classe ouvrière qui a largement disparue de l’Europe post industrielle et à trouver chez les Palestiniens, les nouveaux « Damnés de la Terre ». Ceux sont eux les nouveaux opprimés, étendards de la lutte contre les oppresseurs impérialistes et capitalistes dont la nouvelle figure est le sionisme.

Fini la mauvaise conscience subie au nom de la traite des Noirs, la colonisation et surtout la Shoah. Fini le poids des culpabilités.

Jankélévitch l’expliquait très bien dès 1971 : « les victimes d’hier sont devenues les bourreaux d’aujourd’hui. Les sionistes sont les nouveaux nazis. Le péché ultime est lavé. Le peuple élu n’est finalement pas meilleur que ce que l’Europe a créé de pire. Les remords ne sont plus de mise. La parole peut se libérer »

Ainsi, une partie de la gauche et de l’extrême gauche dérivent vers l’antisémitisme et le normalisent.

L’antisionisme radical, dont l’objectif est l’élimination d’Israël en tant qu’État juif, constitue le noyau dur de cette nouvelle judéophobie. Etre antisioniste, ce n’est pas critiquer la politique de tel ou tel gouvernement israélien, les israéliens le font mieux que personne. Non, être antisioniste c’est refuser aux juifs la qualité de son peuple et son corolaire : le droit à l’auto détermination et à un État.

Remettre en cause l’existence de l’État d’Israël, compte tenu de sa spécificité juive ne peut s’analyser qu’au travers du prisme de l’antisémitisme.

L’antisionisme sert d’exutoire à la haine antijuive en lui donnant un visage plus acceptable. Exit, les anciens préjugés antisémites, jadis axés sur la religion (rejet du Christ par les Juifs – déicide) ou sur la prétendue « race juive ». Des arguments soi-disant politiques qui contribuent à la propagande antisémite. La délégitimation de l’état d’Israël passe par une série d’arguments nauséabonds où l’antisémitisme suinte de partout.

Ainsi on reproche à Israël ce que l’on reprochait autrefois aux juifs. Par exemple de tuer sciemment des enfants arabes (au Moyen Age on prétendait que le peuple déicide se servait du sang des petits chrétiens pour fabriquer le pain azyme). On accuse l’armée israélienne de se comporter en armée nazie. On utilise le terme infamant d’apartheid juridiquement impropre.

Tout ceci est faux, structurellement, juridiquement, factuellement. Prétendre que cet antisionisme ne serait motivé que par l’indignation suscitée par le sort réservé aux Palestiniens en Israël est une mystification. Si c’était le cas, les mêmes défileraient sans relâche pour les Palestiniens du Liban, d’Irak, de Jordanie ou de Syrie et appelleraient au boycott de ces pays-là. Or seul Israël est visé, seul Israël est boycotté !

Alors oui une frange grandissante du judaïsme français a tendance à sur-réagir à alerter l’opinion publique qu’il existe un problème en France. L’augmentation récente du nombre de candidats à l’Aliyah, ou au départ vers l’Amérique du Nord, montre que ce diagnostic pessimiste s’est largement répandu. Mais il est loin d’être partagé par la majorité des Juifs de France, qui continuent de se sentir des citoyens français et fiers de l’être, en dépit des menaces qu’ils perçoivent.

La grande erreur est de penser que l’antisémitisme ne menace que les juifs. C’est avant tout une menace pour l’Europe et pour ses libertés acquises en plusieurs siècles. Une société qui prône l’antisémitisme n’a jamais garanti la liberté, les droits de l’homme ou la liberté de religion. Toute société mue par la haine commence par chercher à détruire ses ennemis mais finit par se détruire elle-même.

Si l’on veut stopper un exode massif des juifs de France, il faut que la République réapprenne à parler à une partie de ses enfants. Les Lumières s’éteignent et leur universalité semble impuissante à empêcher un rétrécissement identitaire. Mais il faudra que la République y parvienne très vite au risque de succomber sous les assauts conjugués de l’offensive antirépublicaine actuellement en œuvre de l’extrême droite à l’extrême gauche sinon elle est vouée à disparaitre.

Car il existe des enclaves en France où la République brille par son absence, il y a des lieux interdits aux représentants de la loi, il existe des zones ghettoïsées sans mixité sociale, il y a des zones où l’on éduque les enfants dans la haine de l’autre et de l’abomination des valeurs de la République, il  existe des endroits de relégation et de foyers insurrectionnels contre la République, des zones où la laïcité n’a pas sa place, des endroits où la sécurité est à géométrie variable selon la couleur de sa foi, des lieux qui sont de véritables plaies dans l’espace républicain, il y a des zones où l’Etat est absent, des zones laboratoires sans Etat de droit, des enclaves où la République brille par son absence.

C’est le problème que la France devra résoudre au plus vite pour enrayer un exode massif des juifs mais aussi des autres.

Boaz Gasto
Source memoirescritiques

www.tribunejuive.info

Les pharmaciens sont exemptés d’examen d’équivalence !

Ça y’est, c’est voté : les pharmaciens ayant plus de 3 ans d’expérience dans leur pays d’origine sont exemptés d’examen d’équivalence !
La Knesset a voté cet après-midi en seconde et troisième lecture de le correctif de la loi des pharmaciens.
Ce correctif concerne les pharmaciens ayant une expérience de plus de 3 ans dans leur pays d’origine (durant les 4 années précédant la demande) et stipule qu’un suivi professionnel d’un an en Israël, et un examen partiel sur la législation pharmaceutique israélienne, remplaceront l’examen d’équivalence. (pour les pharmaciens n’ayant que 2 ans d’expérience le suivi professionnel sera de 2 ans).
Ce correctif de la loi passe est à présent entériné, et c’est le moment pour nous de remercier tous ceux qui y ont contribué.
En effet, cela fait plusieurs mois que Qualita oeuvre de concert avec le CNEF, le Forum Kohelet, et le président de la Commission de la Santé de la Knesset, le député Eli Elalouf, afin d’exempter les pharmaciens Olim Hadashim de l’examen d’équivalence.
Nous continuons à œuvrer sur les autres professions et nous vous tiendrons bien sur informés de nos avancées.
MAZAL TOV !!

 

Qualita.org.il

Saint-Mandé : deux ans après l’Hyper Cacher, des familles juives ont préféré partir

Partir ou rester ? Deux ans après l’attaque terroriste de l’Hyper Cacher, qui s’est déroulé à quelques centaines de mètres de chez eux, ils sont nombreux, parmi les membres de la communauté juive de Saint-Mandé (Val-de-Marne), à se poser la question. «Certains de nos compatriotes ont été très meurtris d’être attaqués dans leur ville et dans leur commerce, confirme le maire (LR), Patrick Beaudouin. Et quelques-uns ont en effet jugé utile de s’éloigner, ce que nous comprenons et respectons. Mais d’autres sont également arrivés, depuis ces événements terribles.»

Quitter Saint-Mandé, David l’envisage sérieusement. «Tout le monde y pense, martèle-t-il avec force. Et beaucoup ont déjà franchi le pas, et sont partis en Israël, aux États-Unis ou au Canada.» Pour ce retraité de 72 ans, ce sera l’alya* ou rien. «Ailleurs, ce serait reculer pour mieux sauter. J’étais à l’Hyper Cacher le 9 janvier 2015, raconte-t-il. J’en suis parti une demi-heure avant l’attaque. Ces gens sont morts en faisant leurs courses, comment peut-on comprendre de telles choses ? Et ce n’est pas fini, ce n’est que le début.»

La question du départ, Patrick**, lui, y a répondu par un non catégorique. «Bien sûr que nous sommes inquiets, car les actes violents s’accélèrent à travers le monde, mais la peur ne nous fera pas partir, assure-t-il. Nos parents, nos grands-parents l’ont fait. Pas nous.» Laurent, ingénieur commercial, voit pour sa part dans le fait de rester à Saint-Mandé un acte de résistance. «Je ne partirai pas, car il n’y a aucune raison pour que je fuie mon pays, ce serait laisser la victoire aux terroristes, s’indigne-t-il. Je comprends ceux qui font le choix de quitter Saint-Mandé, mais pour moi, les attentats ne sont pas directement liés à la confession juive, c’est un mouvement global.»

«Notre rôle est de ne pas oublier, et de réveiller les consciences, résume Hay Krief, grand rabbin de Vincennes et Saint-Mandé. Le devoir de mémoire est inscrit dans la réalité de la communauté juive, mais c’est en tant que Français que nous avons été touchés. Au même titre que les autres.»

* Terme hébreu signifiant « ascension » ou « élévation spirituelle », et désignant le fait d’émigrer en Israël.**Le prénom a été changé à la demande de l’intéressé.

Recueillement et émotion, au Jardin de la paix

LP/M.-C.D.L’an dernier, cinq oliviers, symbolisant les victimes de l’attaque de l’Hyper Cacher, y avaient été plantés. Ce dimanche matin, à 11 heures, une cérémonie du souvenir s’est tenue devant le Jardin de la paix de Saint-Mandé, à l’initiative de la mairie, et en présence de représentants de la communauté juive, de l’Etat d’Israël, et de nombreux citoyens. «Il s’agit pour nous de rendre hommage à ceux qui ont souffert, et qui continuent de souffrir, mais aussi de rappeler nos valeurs, plus importantes que la folie meurtrière de quelques-uns», explique Patrick Beaudouin, maire (LR) de la ville.

Sophie*, 10 ans, a assisté à la cérémonie avec ses parents. Lorsqu’on lui demande comment elle se sent, elle s’agace : «Ben mal, évidemment !». Avant de se reprendre : «Mais c’est important qu’on organise des moments, comme ça». Emma, 8 ans, se dit quant à elle émue. «Des méchants ont tué des gens, pour faire peur à tout le monde, analyse-t-elle. C’était triste, on aurait dit un enterrement, mais c’est bien de se rappeler de ce qui s’est passé.» Son père, Laurent, partage son ressenti. «Il faut perpétuer la mémoire des victimes de la barbarie, insiste-t-il. Je suis de confession juive, mais même si cela n’avait pas été le cas, je serais venu. Pour l’unité républicaine.»

*Le prénom a été modifié.

  leparisien.fr

Hyper Cacher: deux ans après, vigilance mais sans céder à la peur

Le 9 janvier 2015, un jihadiste menait une attaque meurtrière dans une supérette casher de Paris. Deux ans plus tard, commerçants juifs et clients affichent une « vigilance » au quotidien, comme leur détermination à « vivre avec » la menace terroriste sans céder la peur.

A l’initiative du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), une cérémonie « d’hommage et de recueillement » aura lieu lundi devant l’Hyper Cacher de la Porte de Vincennes, dans l’Est parisien. Là où Amédy Coulibaly a exécuté quatre hommes et retenu en otages 29 personnes en ce jour d’affluence avant le shabbat, le repos sacré de fin de semaine.

L’attaque antisémite la plus meurtrière en France depuis plus de 30 ans – avec celle de l’école confessionnelle Ozar Hatorah à Toulouse en 2012 – a marqué les esprits.

Mais deux ans plus tard, le Crif, vitrine politique de la communauté juive (un demi-million de membres), souhaite « la plus grande sobriété » pour ce « triste anniversaire ».

Capture d'écran d'une video d'AFP TV en date du 9 jannvier 2015 de l'assaut donné donné par les forces de l'ordre lors de la prise d'otages à l'Hyper Cacher à Paris  © GABRIELLE CHATELAIN AFP/Archives

Capture d’écran d’une video d’AFP TV en date du 9 jannvier 2015 de l’assaut donné donné par les forces de l’ordre lors de la prise d’otages à l’Hyper Cacher à Paris © GABRIELLE CHATELAIN AFP/Archives

Sur place, en ce calme début d’année, rien ne témoigne de l’horreur vécue en janvier 2015, pas même une présence policière ou militaire.

Barbe grise et tête recouverte d’une casquette, Meyer, un médecin qui habite en Seine-Saint-Denis et consulte dans l’Essonne, a l’habitude de passer par ce quartier limitrophe du périphérique. Ce matin, il trouve rideau baissé à l’Hyper Cacher, fermé pour inventaire. Mais à proximité, traiteur et boucher sont ouverts.

« Avant on voyait la police, maintenant il n’y a plus rien », constate-t-il, relevant qu' »une présence plus visible serait peut-être un peu plus sécurisante ». Lui ne croit surtout pas au risque zéro: « On n’empêche pas le mal de se manifester… »

Les pouvoirs publics ont mis en avant leurs efforts pour protéger les lieux confessionnels depuis les attentats de janvier 2015, dont la totalité des quelque 800 écoles juives, synagogues et centres communautaires en France. A l’exception des entrées et sorties de classes, les gardes statiques ont depuis fait place à des patrouilles dynamiques, sans doute moins visibles mais qui « permettent de couvrir des zones plus importantes et d’avoir une meilleure réactivité », fait valoir le ministère de la Défense sur son site internet.

– « Plus peur aux Galeries Lafayette » –

Si les commerces communautaires ne font pas l’objet de mesures spécifiques, leur sécurisation peut éventuellement s’appuyer sur ces rondes. « A l’approche des fêtes juives, la sécurisation est renforcée. Et si un commerce fait l’objet d’une menace particulière, directe ou écrite, un dispositif est mis en place », assure à l’AFP une source policière.

Capture d'écran d'une video d'AFP TV en date du 9 jannvier 2015 des otages libérés par les forces de l'ordre à l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes à Paris  © THOMAS SAMSON AFP/Archives

Capture d’écran d’une video d’AFP TV en date du 9 jannvier 2015 des otages libérés par les forces de l’ordre à l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes à Paris © THOMAS SAMSON AFP/Archives

Les commerçants peuvent aussi compter sur le Service de protection de la communauté juive (SPCJ). « La communauté juive est puissamment impliquée dans la sécurité et la prévention depuis des décennies », explique Ariel Goldmann, ancien porte-parole de ce service créé en 1980, au lendemain de l’attentat de la rue Copernic à Paris (quatre morts).

Caroline, qui tient un petit restaurant de sushis casher dans la partie cossue du XVIIe arrondissement, se souvient des appels du SPCJ demandant, après les attentats de janvier 2015, « de signaler tout ce qui pouvait paraître étrange ».

« On s’est efforcé de ne rien changer à nos habitudes, mais on avait parfois la boule au ventre. Le rideau de fer, on évitait d’être seul pour le fermer », confie-t-elle.

Porte de Vincennes, le responsable d’un traiteur casher a fait réaliser un rideau verrouillable de l’intérieur, pour plus de sûreté.

Sortant d’une boucherie à côté, Sally, une cliente, dit rester « sur le qui-vive. Mais on mange casher, on est bien obligé de s’approvisionner ». Son amie Déborah acquiesce: « On vit avec. D’ailleurs, tout le monde est touché par le terrorisme. Personnellement, j’ai plus peur aux Galeries Lafayette qu’à l’Hyper Cacher ».

Pour Ariel Goldmann, président du Fonds social juif unifié (FSJU), « la menace terroriste contre la communauté juive, de l’avis de tous les experts, reste très élevée ». Et diffuse, ce qui ne simplifie pas la protection des nombreux commerces communautaires: « Attaquer la routine est très attractif pour maximiser l’impact de la terreur sur le grand public ».

 

Lepoint.fr

Un an après son agression, Benjamin Amsellem a toujours « des grandes peurs, des angoisses »

L’enseignant juif agressé le 11 janvier 2016 à Marseille par un lycéen s’est depuis installé avec sa femme et ses enfants en région parisienne. Il a témoigné ce mardi matin en exclusivité sur France Bleu Provence. Son agresseur présumé, toujours incarcéré, doit être renvoyé devant un tribunal.

Un an après son agression dans le 10e arrondissement de Marseille par un lycéen turc d’origine kurde âgé de 15 ans, Benjamin Amsellem a témoigné ce mardi matin à 7h50 sur France Bleu Provence.

Depuis qu’il a échappé à la mort, cet enseignant juif a quitté Marseille pour s’installer avec sa femme et ses enfants en région parisienne.

« J’avais besoin de tout changer, c’était une partie de ma reconstruction. (…) C’est très difficile, mais c’est une chose qu’il fallait que je fasse pour vider tout ça. »

Benjamin Amsellem se souvient distinctement de son agression le 11 janvier 2016. Il avait alors raconté qu’il avait « compris que (l’adolescent) voulait (le) tuer« . Cet enseignant de l’Institut franco-hébraïque La Source avait essayé de se défendre avec un livre.

Alors qu’il tentait de s’enfuir, son agresseur l’avait poursuivi, le blessant dans le dos. Un passant qui circulait à vélo s’était alors interposé pour le secourir.

Benjamin Amsellem est toujours suivi médicalement et se reconstruit tout doucement. Il affirme qu’il ne sent pas toujours en sécurité et parfois se « retourne dans la rue parce qu »(il) a l’impression d’être suivi. »

« C’est un très grand traumatisme. J’espérais m’en remettre un peu plus rapidement, mais c’est vrai qu’au jour le jour, ce n’est pas évident. (…) J’ai des grandes peurs, des angoisses que je ne connaissais pas auparavant. On vit différemment, on essaie de vivre avec. »

À quelques jours de la « date anniversaire », beaucoup de mauvais souvenirs ressurgissent. Pour ses cinq enfants, c’est également difficile à vivre : « Ils ont eu beaucoup de mal, ils étaient très angoissés pour moi. Ils faisaient des cauchemars. Ce n’est pas évident. »

Polémique sur le port de la kippa

Peu après l’agression, Zvi Ammar, le président du consistoire israélite de Marseille avait créé la polémique en conseillant aux juifs de Marseille de ne plus porter la kippa « en public ».

De son côté Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’Intérieur, s’était rendu sur place pour témoigner de « la solidarité de l’État envers la communauté juive de Marseille« .

L’agresseur présumé renvoyé en correctionnelle

L’agresseur, arrêté aussitôt après l’agression et qui avait affirmé avoir agi au nom de Daech, est toujours derrière les barreaux. « Une juge d’instruction vient de prononcer une ordonnance de renvoi devant un tribunal » selon Me Fabrice Labi, l’avocat de Benjamin Amsellem.

B. De La Villardière s’explique sur i24news sur le reportage d’Enquête exclusive

Parmi les clichés dénoncés sur les réseaux sociaux figurait une présentation ambiguë de l’histoire

Dimanche 18 décembre, la chaîne française M6 diffusait un nouveau reportage sur Jérusalem qui est venu alimenter la défiance chez les Juifs de France autant qu’il a provoqué de nombreuses réactions d’indignation.

Une manifestation devant les locaux de M6, qui a réuni 600 personnes, a d’ailleurs été organisée à Paris le 22 décembre à l’appel d’un Collectif d’urgence, réunissant une vingtaine d’organisations juives et chrétiennes, dont l’organisation Europe Israël.

Parmi les clichés dénoncés sur les réseaux sociaux figurait une présentation ambiguë de l’histoire au cours de laquelle les différentes forces arabes de la région auraient uniquement subi la succession de conflits, sans jamais avoir pris l’initiative des combats.

Face aux critiques, le présentateur Bernard De La Villardière, s’est défendu de parti-pris sur sa page Facebook, et a affirmé avoir voulu « s’en prendre aux extrémistes des deux camps ».

Il a répondu aux questions de Jean-Charles Banoun sur i24news, face à Michael Bar Zvi, professeur de philosophie politique de l’université de Tel-Aviv, suite à la diffusion du reportage « Jérusalem, quand la ville sainte se déchire ».

« On essaie toujours d’être le plus impartial possible même si on sait que sur le conflit israélo-palestinien, c’est extrêmement difficile parce qu’il y a une hypersensibilité de part et d’autre sur les mots que vous employez et sur les choix que vous faites sur le plan éditorial », a expliqué Bernard De La Villardière, défendant sa connaissance du sujet et du conflit dans une région où il s’est déjà rendu à plusieurs reprises.

Le professeur Michael Bar Zvi a toutefois fait remarquer que du point de vue du « travail », il s’agissait d’un documentaire « entièrement à charge ».

« Ce documentaire est truffé d’inexactitudes, à la fois sur le plan factuel, sur le plan historique, sur le plan géopolitique de même que la sémantique adoptée est uniquement la sémantique pro-palestinienne. Au-delà de cela, il y a également des choix éditoriaux qui sont tout à fait discutables », a-t-il argumenté.

« Le travail de recherche n’a pas été fait de façon sérieuse, parce qu’il y a des erreurs factuelles gravissimes, et sur un sujet aussi complexe il faut être extrêmement précis. Quand on se trompe sur des chiffres, quand on se trompe sur des dates et quand on se trompe sur des faits historiques qui sont avérés, après on a des difficultés à défendre son travail », a insisté l’universitaire.

Le présentateur de M6 s’est défendu en expliquant qu’il comprenait « qu’en ce moment les opinions publiques sont extrêmement crispées sur cette question », estimant qu’il avait « fait son travail » et accusant le professeur Michael Bar Zvi d’avoir « un parti-pris ».

« On sait bien que ce conflit a produit des guerres. C’est pour montrer la dimension de ce conflit qui est structurant de pas mal de choses qui se passent aujourd’hui sur la planète (que nous avons fait ce travail) », a déclaré Bernard De La Villardière au sujet de son reportage.

Quelques jours après la diffusion de l’émission, les réactions politiques n’avaient pas tardé, notamment avec une tribune publiée par le député des français de l’étranger, Meyer Habib, qui déclarait que « les juifs sont systématiquement présentés dans le reportage comme des « colons », sur leur terre, alors que la présence juive à Jérusalem est plurimillénaire et que depuis le premier recensement de 1844, ils ont toujours été majoritaires dans la ville trois fois sainte ».

www.i24news.tv

Obsèques du grand rabbin Sitruk à Jérusalem

Le Rav Yossef Haïm Sitruk zts’l, ancien grand rabbin de France, décédé dimanche matin, a été enterré en fin de matinée, ce lundi, à Jérusalem. Après un premier hommage de la communauté juive de France, qui a eu lieu à Paris dimanche soir à la Grande Synagogue de la rue de la Victoire en présence d’une foule extrêmement nombreuse, le corps du défunt a été transporté dans la nuit en Israël. Des centaines de personnes ont tenu à faire le voyage dans le même avion.

Les obsèques ont débuté vers 10h30 devant la synagogue Beth Lévy de Bayit Vegan en présence de plusieurs milliers de personnes. La rue était noire de monde et l’assistance a écouté avec recueillement les discours.

Le grand rabbin séfarade de Jérusalem, Rav Shlomo Amar, ancien grand rabbin d’Israël, a évoqué les liens d’amitié qui l’unissaient au grand rabbin Sitruk. Il a par ailleurs souligné qu’il avait servi de guide spirituel à toute une génération et était ‘apprécié et admiré par les grandes autorités rabbiniques’ et a déploré la perte subie par la communauté juive.

Le grand rabbin séfarade d’Israël, Rav Itshak Yossef, a rappelé pour sa part les dons d’éloquence du grand rabbin Sitruk, soulignant que ses conférences étaient captivantes. Il a indiqué qu’il avait su ramener de très nombreuses personnes à la Tora et à la pratique religieuse et rapprocher les Juifs éloignés de leurs racines. Il a ensuite évoqué le lien entre le grand rabbin Sitruk et son père, Rav Ovadia Yossef zats’l, qu’il venait consulter régulièrement.

rav-yossef

Le grand rabbin Joseph Haïm Sitruk a occupé les fonctions de grand rabbin de France pendant 21 ans, entre les années 1987 et 2008, après avoir été grand rabbin de Marseille entre 1975 et 1987.
En 2001, il a été victime d’un AVC dont il s’est relativement remis de façon miraculeuse après plusieurs semaines de coma. Sa famille lui a alors ajouté le prénom de Haïm pour favoriser sa guérison.

Malheureusement, ces derniers temps, son état de santé s’est dégradé très sérieusement et il a dû être hospitalisé. Il s’est éteint dimanche, en début de matinée.

Le burkini : pas un simple maillot de bain

Par Docteur Ephraïm Herrera

 

La semaine dernière, après des heurts entre Musulmans et Corses sur une plage de l’île, huit maires ont décidé d’interdire le port du burkini sur les plages de leurs communes. Le burkini, nom composé de « burka » (vêtement afghan couvrant tout le corps) et de « bikini », est un costume de bain en deux parties, l’une couvrant toute la partie supérieure du corps, à l’exception du visage et des mains, et l’autre les jambes à l’exception des pieds. Les grands journaux anglo-saxons ont exprimé leur étonnement d’une telle décision, et s’en sont ouvertement moqués : qu’ont donc les Français à se tracasser d’affaires de vie privée sans intérêt, qui ne blessent personne ?

Pour Laurence Rossignol, ministre de la Famille, de l’Enfance et des Droits des femmes, le burkini « n’est pas juste une nouvelle gamme de maillots de bain, mais un projet de société », visant à cacher le corps des femmes pour cacher les femmes, projet mené par les islamistes. Selon elle, la pression sociale croissante de ces islamistes s’exprime par la diminution de la présence de femmes musulmanes dans les rues des banlieues, ainsi qu’aux terrasses des cafés. Elle s’est déclarée choquée que de grandes marques, comme Marks et Spencer, H&O ou Dolce et Gabana, investissent le marché (très lucratif) des vêtements caractérisant les musulmanes ultra-religieuses, tels le hijab et le burkini, vedettes de leurs défilés de mode. Et de déclarer : « Lorsque des marques investissent ce marché de la tenue islamique, ils se mettent en retrait de leur responsabilité sociale et font la promotion de cet enfermement du corps des femmes. »

Le débat public autour des vêtements islamiques a commencé en France il y a environ trente ans, quand des collégiennes, enfreignant les instructions du ministère de l’Education interdisant le port de signes religieux ostensibles à l’école, sont arrivées en cours, la tête couverte d’un hijab. Elèves qui ont bénéficié du soutien de l’Union des Organisations islamiques de France, proche des Frères musulmans, pour qui le port du hijab est le devoir de chaque musulmane. À l’époque, le professeur Yves Lacoste avait bien analysé la nature du débat : « Apparemment religieuse, l’affaire du foulard revêt en fait une signification politique, voire géopolitique. À travers le comportement des jeunes filles, leur affirmation d’une identité islamique, symbolisée par le voile, c’est la question du pouvoir qui est posée, du pouvoir au sein du monde musulman français mais aussi, peut-être, d’un pouvoir spécifiquement musulman sur certains quartiers urbains soustraits au pouvoir civil français… »

Dans une interview au quotidien « Le Figaro », le professeur Jean-Louis Harouel, professeur agrégé spécialiste de l’histoire du droit, a présenté ce second aspect, beaucoup plus grave, du débat autour du burkini : « L’islam est, par nature, politique. On ne saurait trop le rappeler : l’islam est un système total qui mêle le religieux, le politique, le juridique, la civilisation. L’islam est un code de droit qui prétend remplacer le droit du pays d’accueil. Si bien que toute concession faite à l’islam comme religion est un abandon consenti à l’islam comme système politico-juridique ainsi qu’à la civilisation islamique. » Derrière un débat de nature apparemment religieux, se cache une tentative politique de domination de l’espace public par l’islam. Harouel a ajouté : « Notre pays est actuellement en guerre, et s’il ne veut pas être vaincu dans cette guerre, il doit savoir contre qui et contre quoi il se bat… Il faut impérativement nommer l’ennemi. Or, en l’espèce, celui-ci est double : d’une part les djihadistes violents qui massacrent dans notre pays ; et d’autre part, les djihadistes «civilisationnels», qui œuvrent inlassablement à rendre toujours plus présents sur notre sol leur civilisation, leurs règles et leur mode de vie. »

Interrogé sur la discrimination entre les Musulmanes et les Juives, à qui sont autorisées des heures de piscine séparées, Harouel a répondu : « Peut-on citer le nom de quelqu’un ayant opéré un massacre en France au nom d’une quelconque mouvance du judaïsme ? »

Le burkini n’est donc pas une affaire de taille de vêtement de bain, il est le fer de lance d’une guerre sans merci contre l’identité de la France et de l’Occident, visant à leur domination politique par l’islam.

 

Ephraïm Herrera est docteur en histoire des religions, diplômé de la Sorbonne et vient de publier « Les maîtres soufis et les peuples du livre » aux Éditions de Paris, ainsi que « Le Jihad, de la théorie aux actes » et « Étincelles de Manitou » aux éditions Elkana.

 

 

 

Marseille: la communauté juive inquiète de la fermeture du consulat d’Israël

Dans le cadre de « restructurations » et d’économies budgétaires, le ministère israélien des Affaires étrangères a décidé de fermer certaines représentations à l’étranger – ambassades et consulats – dont le consulat d’Israël à Marseille, le seul qui existait dans l’hexagone en plus du consulat général à Paris. Les dirigeants de la communauté locale ont exprimé leur déception et leur inquiétude car Marseille est la deuxième communauté de France en importance et plus de deux-cent mille juifs habitent dans le sud du pays. La fermeture du consulat pénalisera donc de très nombreux juifs.

Robert Ejnes, ancien directeur exécutif du Crif a indiqué que cette fermeture est un sujet très délicat sur place. Il a rappelé que le président du Crif Roger Cuckierman en a parlé au Premier ministre Binyamin Netanyahou et lui a notamment dit que cette fermeture pénalisera notamment la lutte contre le BDS très acif dans le sud de la France. Robert Ejnes not aussi l’effet symbolique et psychologique où les ennemis d’Israël verront avec joie le drapeau d’Israël disparaître du paysage de la ville de Marseille pour la première fois depuis 1948. Il a espéré que le ministère des Affaires étrangères changera un jour d’avis.

Mais surtout, Robert Ejnes évoque la question de l’alya: « On ne cesse de nous dire que l’alya en Israël est une questionprimordiale mais on fait le contraire de ce qu’il faudrait faire, car la disparition du consulat rendra la préparation de l’alya plus difficile et donc, dissuadera beaucoup de candidats. Il s’agit d’un message négatif lancé par Israël aux juifs de Marseille et de tout le sud de la France ».

Photo Consulat Israël Marseille

 

L’hôpital Assuta Ashdod, une opportunité pour l’alya francophone

Le député Elie Elalouf, président de la commission des Affaires sociales et de la Santé, et Mickael Bensadoun, Directeur de Qualita, ont rencontré hier Shuki Shemer, le président d’Assuta, une chaine d’hôpitaux d’excellence en Israël.
Elie Elalouf a pris l’initiative de cette réunion, alors que l’ouverture de l’hôpital Assuta à Ashdod est prévue d’ici un an, pour favoriser le recrutement de professionnels médicaux et para-médicaux Olim francophones. 

Voici 40 ans qu’Israël n’avait pas construit de nouvel hôpital et la construction de ce nouveau centre hospitalier met fin à une situation absurde, puisqu’Ashdod, 5e ville d’Israël, est jusqu’à aujourd’hui dépourvue d’hôpital alors que les 10 autres plus grandes villes du pays en possèdent au moins un.

Selon Shuki Shemer, il s’agira de l’hôpital le plus innovant et le plus performant d’Israël.

Un des principaux défis pour Assuta est de recruter 200 à 250 médecins, 600 infirmières et des centaines de professionnels de la santé et d’autres domaines dans l’année à venir.

Il s’agit évidemment d’une opportunité exceptionnelle pour l’alya de France et d’une formidable situation où ‘’tout le monde est gagnant’’ qu’Elie Elalouf a saisie :

1. Shuki Shemer est prêt à embaucher au moins 100 médecins olim de France et il lance le processus dès maintenant en partenariat avec l’association Gvahim qu’il a rencontré il y a deux jours.

Dans le cadre de son programme pour les médecins Olim soutenu par la Fondation Adelis et réalisé en coopération avec l’AAEGE, Gvahim travaille à la mise en oeuvre d’un programme d’accompagnement pour les médecins olim, ainsi que leurs familles, avec pour objectif l’Alya réussie d’au moins 100 nouveaux médecins olim de France dès 2017.

 

  1. Le président d’Assuta est prêt à recruter des centaines d’infirmières francophones, à les faire travailler dès le premier jour de leur alya (‘training on the job’) en leur donnant un permis de travailler provisoire jusqu’au passage de leur examen. D’ici là, nous espérons que nous aurons réussi, avec l’aide de Mr Elalouf, à modifier le décret qui régule le métier d’infirmière, et exempter les infirmières nouvelles immigrantes d’examen.

 

Shuki Shemer était directeur général du ministère de la Santé et maîtrise donc tous les processus de reconnaissance. Il a affirmé qu’il appuierait toutes nos démarches.

 

  1. Pour les jeunes médecins Olim qui souhaitent faire leur spécialité en Israël, Shuki Shemer agira pour que l’Université Hébraïque de Jérusalem leur donne un titre de médecin israélien par une formation complémentaire afin qu’ils puissent se spécialiser en Israël. Actuellement, ils ne peuvent se spécialiser en Israël parce que la France ne délivre le diplôme de médecin qu’après spécialisation selon le Ministre de la Santé (autre combat à suivre).

 

Pour résumer, Shuki Shemer souhaite octroyer une identité francophone forte à Assuta, embaucher des centaines d’Olim francophones et il entend le faire en partenariat avec Elie Elalouf, le ministre de l’Alya et de l’intégration, Zeev Elkin, le Maire d’Ashdod, Qualita, Gvahim, l’AAEGE et des philanthropes francophones.
Il s’agit sans le moindre doute d’une excellente nouvelle pour tous les médecins, infirmières et professionnels du paramédical français qui envisagent leur alya.

Médécins, infirmières et professionnels para-médicaux, si vous envisagez votre Alya et souhaitez intégrer l’un des plus performants hôpitaux du monde, préparez-vous à postuler très vite auprès de Gvahim!

Crédit photo: Qualita.org.il

Ephraim Zenou

Marseille: le terroriste musulman regrette de ne pas avoir tué Benjamin Amsellem!

L’enquête menée par la police criminelle de Marseille a permis de confirmer que l’acte de l’agresseur de Benjamin Amsellem était bien de nature exclusivement terroriste et antisémite et non celui d’un « déséquilibré » comme l’ont rapidement entonné en choeur les médias français.

Lors de son interrogatoire, Y… a exprimé sa « fierté pour son acte » et affirmé avoir agi au nom d’Allah et de Daech. Il a aussi dit « regretter de ne pas avoir eu le temps de tuer sa victime juive ». Comme un couteau a également été trouvé sur lui, il a aussi avoué avoir voulu poignarder des policiers, non pas en tant que représentants de la République, mais « parce qu’ils protègent les Juifs ».

Lors de la perquisition à son domicile les policiers ont saisi deux ordinateurs mais qui n’ont rien révélé. Par contre, l’analyse de son téléphone portable a permis de découvrir qu’il consultait régulièrement des sites islamiques.

Selon son avocat Me Fabrice Labi, le terroriste, fortement influencé par les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux par Daech avait l’intention de décapiter Benjamin Amsellem à l’aide de sa machette.

Photo Police Marseille

 

 

 

Laissez entrer la lumière ! Le concert de l’unité

Le mercredi 09 décembre aura lieu un évènement exceptionnel à la Synagogue de la Victoire à Paris : le concert de l’unité. Organisé par le ministère de la Diaspora et le producteur israélien David Fadida, il réunira des chanteurs français et israéliens de renom autour des familles endeuillées de l’Hyper Cacher et en hommage à toutes les victimes du djihadisme dans le monde.

 

Le P’tit Hebdo : L’idée de ce concert date-t-elle des attentats de Paris ?

David Fadida : Non, le projet du concert était déjà sur les rails lorsque sont survenus les attentats de Paris. En fait, l’idée est venue d’un de mes amis aux États-Unis, Nahum Segal. Il fait partie des grands animateurs de radio sur une radio juive et il m’a demandé un jour d’organiser, avec le ministère israélien de la Diaspora, un évènement pour les Juifs de France. Nous avons donc pensé à faire un grand concert pour célébrer l’année de l’attentat de l’hyper Cacher. Mais évidemment, les attentats du 13 novembre devaient être pris en compte. Nous nous rendrons avec les artistes au Bataclan pour nous recueillir et la soirée rendra aussi hommage à toutes les victimes du djihadisme dans le monde.

 

LPH : Quel est le programme de la soirée ?

D.F. : Nous avons voulu unifier des chanteurs israéliens et français, religieux et laïcs. Ainsi se produiront des grands noms comme Yehoram Gaon, Ohad Moshkowitz, Amir Haddad ou encore le jeune prodige Ouzia Tzadok. Ils seront accompagnés par un orchestre symphonique. Des discours seront prononcés par les officiels présents, notamment par le Président des Consistoires, M. Joël Mergui.

 

LPH : Pourquoi est-il si important pour vous d’organiser un évènement pour les Juifs de France ?

D.F. : Ces derniers temps, nous partageons énormément de choses avec les Juifs de France. Ici aussi, nous sommes très liés à la communauté francophone. L’année dernière, lorsque Naftali, Guil-Ad et Eyal ont été enlevés, j’ai organisé une grande soirée sur le Kikar Rabin à Tel-Aviv. L’idée d’unité était à l’honneur. Le succès de l’évènement m’a donné envie d’organiser quelque chose de semblable pour les Juifs de France. Je souhaite dévoiler au grand jour l’unité au sein du peuple juif. Le lieu choisi, la synagogue de la Victoire, est aussi important puisqu’il s’agit d’une synagogue historique.

 

LPH : Avez-vous le sentiment que le peuple juif ne sait s’unir que dans la douleur ?

D.F. : Oui, c’est malheureusement vrai, nous sommes très unis dans la douleur. Mais c’est aussi notre force : aucun autre peuple sur terre ne témoigne de la même union, de la même solidarité, y compris dans les moments difficiles. C’est par ce mérite que nous existons encore aujourd’hui. C’est ce qui amènera la Gueoula.

 

LPH : Le fait que l’évènement se passe pendant Hanouka ne doit pas être un hasard ?

D.F.: Dans trois semaines, nous célèbrerons l’année de l’attentat de l’Hyper Cacher. Nous avons effectivement volontairement avancé un peu la date afin de coïncider avec Hanouka. Cette fête symbolise la sortie de l’obscurité vers la lumière. Et cela est encore plus fort en ce moment où il est presque impossible d’organiser de grandes réunions en France. C’est la grandeur, la force du peuple d’Israël : la capacité à toujours continuer.

 

Propos recueillis par Guitel Ben-Ishay

Concert de l’unité

Mercredi 09 décembre, 18h, Synagogue de la Victoire

Entrée libre

Le concert de l’unité: Message de Naftali Bennett, ministre de la Diaspora

Le mercredi 09 décembre aura lieu un évènement exceptionnel à la Synagogue de la Victoire: le concert de l’unité. Organisé par le ministère de la Diaspora et les productions David Fadida, il réunira des chanteurs français et israéliens de renom autour des familles endeuillées de l’Hyper Cacher.

A cette occasion, le Ministre Naftali Bennett adresse un message.

 

La semaine dernière, sept juifs ont été assassinés dans des attentats en Israël, qui a connu aussi de nombreux jets de pierre et autres violences meurtrières. À Marseille, un enseignant juif a été attaqué et blessé lors d’une attaque antisémite et il y a moins de 15 jours, 130 citoyens français ont été assassinés dans des attentats de terroristes musulmans. Bientôt, nous allons marquer le premier anniversaire du terrible attentat de l’Hyper-casher.

La trame qui relie toutes ces violences n’est qu’un. Il n’y a ici aucun élément aléatoire, aucune différence. La guerre n’a pas lieu contre le terrorisme, mais contre les terroristes. Et tous les terroristes puisent leur origine dans l’islam. Il faut en avoir conscience et ne pas se voiler la face. L’islam nous combat et toutes les tentatives faites pour le dissimuler ou tenter de l’expliquer, pour comprendre ou distinguer entre le terrorisme de telle ou telle nature n’y changera rien.

Nous vivons actuellement une confrontation profonde, concernant les valeurs et l’essence des civilisations. Une confrontation entre l’Orient et l’Occident. L’État d’Israël et le peuple juif sont le fer de lance de ce combat. Ce n’est pas par hasard que les premiers bourgeons des attaques terroristes de la semaine dernière à Paris ont débuté par des attaques contre les juifs : l’assassinat d’Ilan Halimi, de mémoire bénie, en 2006 et l’attentat de Toulouse en 2012. Les ennemis de l’Occident savent parfaitement que le peuple juif et ses valeurs sont au cœur de ce combat. C’est la raison pour laquelle nous sommes sur tous les fronts.

 

 

Du point de vue géographique également, Eretz Israël est au carrefour du clash des civilisations. Ceux qui pensent qu’en y renonçant,  on verrait disparaître ce conflit, se trompent sur toute la ligne et vont à leur perte. Eretz Israël et le peuple juif constituent les premières lignes du monde libre face aux forces de l’obscurantisme qui s’élève contre nous et nos valeurs.

Ezra Yehiel Schwartz, הי »ד assassiné à Goush Etzion, est venu en Israël dans le cadre du programme Masa pour faire du bénévolat étudier. Ezra fait partie des dizaines de milliers de jeunes juifs du monde entier qui viennent ici dans le cadre de programmes éducatifs, pour faire leurs études ou faire du bénévolat. Ils constituent le fer de lance de la solidarité qui nous lie et du profond rapport qu’entretient le peuple juif envers Eretz Israël. L’été dernier, plus de 30 000 jeunes sont venus en Israël dans le cadre du projet Taglit. Cette année, ils sont plus de 12 000 jeunes ayant décidé de venir passer un an en Israël dans le cadre du programme Masa. Ezra Yehiel Schwartz , הי »ד était l’un d’eux.  2400 mères juives sont venues cette année en Israël dans le cadre du projet Renaissance JWRP, 10 000 jeunes viennent ici chaque année pour participer à de très nombreux programmes des plus variés destinés aux lycéens ou autres.

 

Nous approchons de la fête de Hanoukka symbolisant la diffusion de la lumière, qui se fait plus forte de jour en jour. Cette lumière renferme en elle toutes les valeurs inhérentes au peuple juif : la liberté, la solidarité, le tikun olam. Diffuser la lumière pour faire le bien.

Ezra Yehiel Schwartz , הי »ד était venu en Israël pour cela. Il s’est rendu à Gush Etzion pour amener des vivres aux soldats. Diffuser la lumière pour faire le bien. Nous suivrons sa voie.

 

Concert de l’unité

Mercredi 09 décembre, 18h, Synagogue de la Victoire

Entrée libre

Photo by Yonatan Sindel/Flash90

Week end Musical à Toulouse

Afin de réunir le temps d’un festival des artistes Grands Amateurs et professionnels autour d’un même thème, l’association Musique au Palais organisera les 7 et 8 novembre prochains une série de 6 concerts,dans le cadre magnifique du grand salon du Palais Niel,QG de l’armée de Terre,à Toulouse au coeur de la ville Rose !

 

Grace à ces musiciens et artistes passionnés, ,nous découvrirons un programme de musique française(Ravel à Debussy en passant par Franck et Fauré) et nous ferons un voyage en Espagne(guitare,danse flamenco et tango ,repertoire pianistique d’Albeniz et De Falla)

 

Ces artistes sont toulousains, parisiens et même israélien !

 

Nous avons l’immense privilège de recevoir un  célèbre musicien de renommée internationale Yoram Zerbib.

Guitariste classique, habitant la ville d’Ashdod (Israël), professeur au conservatoire Akadma d’Ashdod

soliste, concertiste et enseignant à l’académie de Musique et de Danse “Rubin” de l’université hébraïque de Jérusalem.

C’est à Paris, en 1990 à l’école normale de Musique (où il faisait ses études avec le grand Alberto Ponce) que j’ai eu la joie de rencontrer cet artiste merveilleux, au son magique et pur, à la musique “qui caresse l’âme”.

Yoram est aujourd’hui un des meilleurs guitaristes du monde.

Il a étudié avec les meilleurs professeurs et c’est grâce à eux qu’il a développé cette richesse d’imagination,cette profondeur émotionnelle.

Il doit sa carrière internationale au département culturel du ministère des Affaires Etrangères .

Il jouera dans divers pays dans le cadre de « relations culturelles et scientifiques «  avec Israël et développera l’art et la culture de son pays encore si jeune…

Le ministère le nommera Ambassadeur Culturel d’Israël !

Je le remercie infiniment  d’avoir accepté instantanément de venir sur Toulouse.

Yoram ouvrira également les journées de la culture juive, organisées par l’association Hebraïca dont le thème est Exils (hebraicatoulouse.com), samedi 7 novembre à 20H30 Espace Croix-Baragnon à Toulouse.

12077300_10207481186485705_1859905123_n

 

Nous recevrons également des musiciens menant de front vie professionnelle, en tant qu’ingénieurs, médecins, chercheurs, ou encore enseignants, et carrière musicale. Ils sont habitués des récitals et concours internationaux, plébiscités pour leur qualité technique et musicale.

Pascal Roy, Claire Rocher, Jean-Pierre Salmona, Jean-Marc Kerisit, Thierry Salmona, Abel Sanchez-Aguilera, et Ariel Sirat, sont tous des musiciens passionnés, qui n’hésitent pas à se lever à l’aube pour pratiquer leur art!

Des musiciens professionnels,ont spontanément acceptés de venir jouer pour nous !

Caroline Fauchet, jeune pianiste parisienne qui partage sa carrière de concertiste avec sa passion pour l’enseignement

Ewa Miencnikowska,1er violoncelliste de l’Opéra de Lyon,1er prix en 1989 du « Professional Performance Diploma » du Royal Nothern College of Music de Manchester,immense artiste ,femme exceptionnelle aussi chaleureuse dans le son que dans la vie !

2 jeunes musiciens toulousains de 16 ans,Anna Sypniewska et Eric Moschetta qui viennent d’avoir leur prix et qui se destinent à une carrière professionnelle ,nous émouvront par leur maturité musicale,leur gestion du son et leur passion pour leur instrument !

 

Nous ne pouvons pas parler de l’Espagne sans la danse !

Soledad Cuesta ,chorégraphe et directrice de l’Atelier Flamenco Toulouse nous présentera une chorégraphie avec ses élèves et son guitariste et chanteur flamenco Mariano Zamora,né à Alméria qui a joué et chanté avec de célèbres danseurs et chanteurs comme Carmen Linares,Pascual Gallo et de la danseuse La Morita.

 

Le tango sera aussi à l’honneur grâce à des danseurs venus de la ville d’Agen.

 

 

 

 

 

 

Les recettes de ce festival iront aux associations caritatives militaires : Terre fraternité et Entraide-Para. Ces deux associations contribuent à l’accompagnement des blessés, de leurs proches ainsi que des familles des morts en service de l’armée de terre et des parachutistes

Le général Jacops d’Entraide para, mène un magnifique combat pour que « les blessés en service ne soient plus de grands oubliés en France »

 

Vous pouvez dès à présent consulter notre site:

 

www.musiqueaupalais.org

 

vous y trouverez toutes les informations nécessaires ainsi que la possibilité de réserver et acheter votre place en ligne.

 

 

J’espère que ce partage chaleureux autour de l’amour de la musique et de la danse vous touchera au fond de votre cœur…

“Bon voyage en France et en Espagne”!

 

 

Musicalement Vôtre

Emmanuelle Sirat

Directrice artistique de l’association musique au Palais

[email protected]

×
×