mardi, 24 janvier, 2017

Jackie – Natalie Portman, en salle en France le 1er Février 2017

L’histoire : 22 Novembre 1963 : John F. Kennedy, 35 ème président des Etats-Unis, vient d’être assassiné à Dallas. Confrontée à la violence de son deuil, sa veuve, Jacqueline Bouvier Kennedy, First Lady admirée pour son élégance et sa culture, tente d’en surmonter le traumatisme, décidée à mettre en lumière l’héritage politique du président et à célébrer l’homme qu’il fut.

Si vous vous attendez à voir un film sur la vie de Jackie Kennedy, vous allez être déçus. Les scénaristes et le réalisateur de JACKIE vous proposent dans ce film, de vivre les 7 jours qui ont suivi la mort de JFK. Vous vivrez son deuil, ses doutes et ses décisions qui ont fait du président Kennedy une icône pour tous les Américains et pour le monde entier en même temps.

C’est donc sous cet angle étroit de la vie de Jackie Kennedy que vous allez découvrir une Natalie Portman époustouflante de ressemblance.

En dépit de quelques lenteurs, le film est intéressant et montre des aspects humains inconnus de la veuve Kennedy tout en dévoilant la femme telle qu’elle était vraiment. Par ailleurs, ce film explique à quel point les décisions de Jackie après la mort de JFK ont influé sur la réputation post-mortem du Président et combien par de petits détails accumulés, elle a pu mettre en place une légende.

Personnellement, le couple Kennedy, John Fitzgerald et Jackie, m’a toujours impressionné et attiré. J’ai donc beaucoup aimé retrouver Jackie Kennedy sous les traits de Natalie Portman dans le film réalisé par Pablo Larrain (qui vient par ailleurs de sortir Neruda récemment).

Bien que trouvant l’angle un peu étroit,  j’ai apprécié de découvrir cet aspect de la première dame US, celle qui a vraiment installé le rôle de l’épouse d’un Président, celle qui, par son goût à la Française, a modifié l’image de la Maison-Blanche en la re-décorant entièrement et donnant une part importante aux souvenirs accumulés au cours de l’Histoire par les occupants du lieu.

C’est Jackie Kennedy qui a fait du rôle de Première dame, un rôle à part entière. C’est elle qui a tenu tête à De Gaulle, c’est elle qui a remplacé son mari en Inde et conquis Nehru, c’est elle (peut-être dommage pour la vraie Histoire) qui a caché les maladies de son mari et bien d’autres secrets encore pour protéger ses enfants….

JACKIE vous dévoile la personnalité de cette femme face aux toutes dernières décisions qu’elle a dû prendre en tant que First Lady. Et même si la période est trop courte, elle vaut le coup d’être vue. Derrière tout homme il y a une femme, et derrière JFK il y a eu JACKIE.

Vous dire que ni Natalie Portman, ni Pablo Larrain n’étaient les premiers choix de la production n’a plus aucun intérêt aujourd’hui, parce que ce qui compte c’est le film qu’ils ont fait et que je vous encourage à aller voir au cinéma le 1er février.

http://www.justinteresting.com/ – www.ashdodcafe.com

Melania Trump coiffée à la Jackie K. par un styliste israélien

Coupe kasher : un styliste Israélien s’occupe de la coupe à la « Jackie Kennedy » de Melania

Le coiffeur de lnogue date Mordechai Alvow déclare que le style classique de l’ex-Première Dame a inspiré le demi-chignon légèrement relevé

Le look chic de la Première Dame Melania Trump pour la cérémonie d’investiture de son mari, vendredi, qui s’est attiré les éloges des victimes de la Mode, a en partie été créé par le coiffeur israélien qui coiffe de longue date l’ancien mannequin slovène.

 

Laissant de côté sa préférence habituelle de laisser tomber sa longue chevelure, Melania Trump a assorti son ensemble bleu pastel  Ralph Lauren avec un élégant demi-chignon légèrement relevé.

Vendredi matin, la veste de style bolero en cachemire de Melania Trump et sa robe avec un faux-col cheminée a déclenché les comparaisons  avec la première dame qui l’a précédée dans les années 1960, Jackie Kennedy, la femme du Président Démocrate assassin » John F. Kennedy, dont elle parle avec admiration.

Mordechaï Alvow, qui a stylisé la coiffure de Melania Trump depuis plus d’une décennie, a déclaré à US Weekly qui a laissé la tenue classique de sa cliente influencer sa coiffure.

« La tenue avait une couture magnifique, dont son col super haut qui convient parfaitement avec son cou long et une touche bien sentie, moderne avec des formes d’origami », affirme Alvow. « Il était important de s’assurer que sa coiffure ne pêchait pas avec les lignes nettes et la couleur monochrome, et nous avons décidé de relever sa coupe, qui permettait aussi à sa charpente osseuse étrange d’occuper la scène centrale ».

Lorsque Yahoo Beauty lui demande s’il souhaite déménager à Wasgton DC pour devenir le styliste permanent de la Première Dame à la Maison Blanche, Alvow déclare que les plans définitifs  à ce sujet ne sont pas complètement bouclés.

« Nous vivons un jour après l’autre et à chacun suffit sa peine », sourit Alvow. « Donc, nous traverserons ce pont ensemble comme il se présente ».

Le look de Madame Trump lui a valu d’excellentes critiques positives de la part du monde de la Mode.

« Je pense qu’elle est apparue sensationnelle », déclare l’expert de la mode New Yorkaise Hal Rubenstein, à propos du style de la Première Dame.  » Elle n’est pas une énorme preneuse de risques, mais elle porte tout cela avec un style urbain de l’Upper East Side intelligent et sophistiqué ».

©JForum avec agences, L’AP a contribué à cet article.
En savoir plus sur http://jforum.fr/melania-trump-coiffee-a-la-jackie-k-par-un-styliste-israelien.html#SDM7sZWzFF5ZdUKI.99

Le groupe vocal « Kippalive » chante l’Afrique

Le groupe vocal Kippalive vient de créer et diffuser un clip merveilleux, Zeh Hazman Le-Afrika dans lequel il chante l’Afrique sur fond féérique de désert de Judée. Ces sept jeunes hommes sionistes-religieux chantent a capella avec une composition de voix et des harmonies dignes des meilleurs groupes africains. La plupart de ces jeunes sont montés d’Afrique du sud et ont voulu rendre hommage a la magnifique musique venant de ces régions.

A écouter absolument!

Vidéo:

Photo Youtube

Ces prêtres qui ont sauvé les héros d’Un sac de billes, deux enfants juifs fuyant la Gestapo

L’adaptationde Un sac de billes, récit autobiographique de Joseph Joffo, enfant juif fuyant les Allemands pendant la guerre, sort mercredi 18 janvier au cinéma. Dans le livre, l’auteur racontait comment des prêtres l’avaient aidé, avec son frère, à échapper à des arrestations.

Maurice et Joseph Joffo en compagnie d’un prêtre qui les aide à échapper à un contrôle allemand malgré leur absence de papiers en règle.

ZOOM

Maurice et Joseph Joffo en compagnie d’un prêtre qui les aide à échapper à un contrôle allemand malgré leur absence de papiers en règle. / Allocine.fr

Dans Un sac de billes, Joseph Joffo racontait sa traversée de la Seconde Guerre mondiale avec son frère Maurice, enfants juifs fuyant la Gestapo à travers la France. Un film éponyme sort mercredi 18 janvier au cinéma. L’occasion de se pencher sur plusieurs figures de prêtres émaillant le récit, aidant les enfants à échapper aux camps de concentration. Le père des enfants Joffo ne reviendra d’ailleurs pas d’Auschwitz où il a été déporté le 20 novembre 1943.

Début 1942, les parents Joffo, qui habitent Paris, envoient leurs deux plus jeunes enfants, Maurice et Joseph, rejoindre leurs aînés à Menton (Alpes-Maritime), en zone libre. Au cours de ce périple, les deux garçons, âgés de 10 et 12 ans, sans papiers en règle, échappent à un contrôle allemand grâce à un prêtre anonyme qui les prend sous sa protection, assurant que « les enfants sont avec (lui) ».

Le danger passé, le jeune Maurice le remercie d’avoir menti pour les sauver. « Je n’ai jamais menti, murmure-t-il, vous étiez avec moi comme tous les enfants du monde le sont également. C’est même l’une des raisons pour lesquelles je suis prêtre, pour être avec eux », répond le prêtre, cité par Joseph Joffo dans son livre.

Faux certificats de baptême

Autre sauvetage marquant, à Nice, en septembre 1943. Les deux frères sont arrêtés par la Gestapo, et affirment qu’ils sont catholiques. Maurice obtient de pouvoir sortir de l’Excelsior, hôtel niçois transformé en quartier général de la SS par Aloïs Brunner, pour récupérer une preuve de leur baptême. « Petit, si tu ne reviens pas d’ici 48 heures avec vos certificats de baptême, on coupera ton petit frère en morceaux », lui dit-on.

L’adolescent se souvient alors du premier prêtre qui leur a sauvé la vie, dans le train, et décide de frapper à la porte de la première église venue, « l’église de la Buffa », en réalité l’église Saint-Pierre d’Arène. Il rencontre un prêtre, le chanoine Victor Rua. Celui-ci accepte de les aider, et fait même intervenir l’évêque de Nice, Mgr Paul Rémond, qui fournira de faux certificats de baptême et de communion solennelle pour Joseph et Maurice Joffo ainsi qu’une lettre manuscrite dans laquelle il exige la libération des deux enfants, se déclarant prêt si nécessaire à se rendre au siège de la Gestapo en personne.

Un évêque Juste parmi les Nations

L’épisode narré dans Un sac de billes n’est pas un acte isolé de l’évêque. Déclaré Juste parmi les Nations en 1991, Mgr Rémond avait accueilli dans son évêché le réseau Marcel, qui a sauvé 527 enfants juifs de la déportation en leur fournissant de faux certificats de baptême et en les dispersant dans des institutions catholiques, malgré les forts soupçons des Allemands.

Dès 1933, en effet, Mgr Rémond prend publiquement position lors d’un sermon prononcé le 9 avril en l’église du Sacré-Cœur, où il condamne « les persécutions pour cause de religion », exprimant à la communauté juive sa « douloureuse sympathie » et affirmant « son désir d’adoucir leurs peines et les aider moralement et matériellement ».

En mai 1940, il se rend dans les camps d’internement des juifs étrangers et obtient la libération d’un certain nombre d’entre eux. Il condamne l’occupation italienne entre novembre 1942 et septembre 1943 et lors de l’entrée des troupes italiennes à Nice, il hisse le drapeau français sur l’évêché, raconte le site Internet de l’AJPN (Anonymes, justes et persécutés durant la période nazie). Il encourage les prêtres engagés dans la résistance, les avertissant en cas de danger et intervient auprès des Allemands lors de la pendaison avenue de la Victoire, des résistants Torrin et Grassi, exigeant des autorités qu’ils les dépendent.

Des actions qui lui vaudront une popularité sans faille après la guerre. Lors de ses obsèques, en avril 1963, « son cercueil fut porté de la basilique Notre-Dame à la cathédrale Sainte-Réparate et salué par la foule compacte entre les deux édifices »,raconte dans le quotidien Nice-Matin le P. Gil Florini, actuel curé de Saint-Pierre-d’Arène, « l’église de la Buffa » qui fut la planche de salut des petits Joffo.

Clémence Houdaille pour www.la-croix.com

Anakdota, rock progressif venu d’Israël

C’est Fading Record, label indépendant italien dédié au prog, qui vient de signer Anakdota, formation progressive israélienne composée d’un trio de musiciens, basse, batterie, clavier. Pas de guitare mais rien de rédhibitoire puisque le prog a su s’accommoder parfaitement de l’absence de cet instrument. Des formations comme Le Orme, Refugee ou Triumvirat ont proposé des œuvres très abouties malgré l’absence de guitare avec des orientations symphonistes. Anakdota ne fait pas dans le symphonique mais plutôt dans un registre assez original d’art rock cadré dans plusieurs tendances contemporaines. Une sorte de mélange entre l’école de Canterbury tendance Hatfield an the north, Gentle Giant, un peu de fusion jazzy genre Stormy Six ou Area mais toujours un souci des harmonies et un travail mélodique qui transgresse justement les règles faciles de la mélodie si bien qu’on ne perd facilement dans ces huit compositions sur lesquelles viennent se greffer deux voix assez travaillées, l’une masculine, l’autre féminine.

Le premier morceau est résolument jazzy, faussement simpliste, avec des florilèges de piano accompagnant les facéties vocales du chanteur et un tempo affirmé. C’est du swing progressif jazzy et fusionné. Avec chaque fois des compositions ne ressemblant pas aux précédentes. Et même parfois rappelant certaines œuvres de Michael Nyman dans l’intention esthétique. Le troisième morceau est endiablé et part dans toutes les directions, un peu comme du Gentle Giant en plus jazzy et des intentions swinguantes. Puis des développements genre quatuor 20ème siècles, entre Satie et Janacek. Que l’on retrouve sur le quatrième morceau avec un lyrisme affirmé et de belles émotions rendues avec la voix de la chanteuse Ayala Fossfeld. On remarque également le subtil jeu de la basse qui souvent, est jouée comme un complément mélodique au clavier, en plus d’être efficace dans les séquences de swing.

Erez Aviran s’affirme comme la tête pensante de cette formation. Il est l’auteur et le compositeur de tous les morceaux dont il soigne également les arrangements. Et à l’instrument, il se débrouille en virtuose, égalant les bons pianistes de jazz alors qu’aux claviers, ses jeux sont inspirés par quelques maîtres du moog et des synthétiseurs. On pense parfois à Morgan Fisher mais aussi, dans quelques exécutions pianistiques, ou bien au virtuose que fut Patrick Moraz, éphémère mais efficace remplaçant de Rick Wakeman dans le groupe Yes. Ou encore à David Sinclair, claviériste au jeu typique de Canterbury.

C’est une belle réussite que cet album présenté dans une triple pochette cartonnée ce qui justifie l’acquisition de ce bel objet d’art très bien illustré. On ne se lasse pas d’écouter les compositions comme si on visitait une galerie de compositions musicales, chacune avec un style propre, pas de répétions, aucune hésitation dans l’exécution. Bref, un disque parfaitement maîtrisé du début à la fin. Entre mélodies, harmonies, facéties pianistiques, lyrisme affirmé, et une certain recherche du beau. A ne pas rater !

 

www.agoravox.fr

Décès du Rav Menashé Eichler, ancien combattant orthodoxe du Léh’i

Le Rav Menashé Eichler, père du député Israël Eichler (Yaadout Hatora), est décédé à l’âge de 88 ans. Il est né en Israël dans une famille qui vivait dans le pays depuis quatre générations.

Dans sa jeunesse, il a combattu, en tant que soldat orthodoxe, dans les rangs du Leh’i, organisation sioniste paramilitaire fondée par Avraham Stern sous le Mandat britannique, et a pris part à de nombreuses opérations.

Sur le site Internet du Leh’i, il est précisé : « Menashé, grâce à sa forte personnalité, a influencé d’autres étudiants de Yeshivot à le suivre et il a ainsi formé tout un bataillon de jeunes combattants orthodoxes. Ils étaient une vingtaine à rejoindre les rangs du Leh’i et ils sont devenus des combattants courageux qui se sont distingués dans plusieurs batailles ».

Pendant la guerre d’Indépendance, il a aussi apporté son aide à des personnes démunies dans la ville assiégée et a créé avec son frère l’association ‘Matmidim’ pour soutenir les jeunes.

Après la guerre d’Indépendance, le Rav Menashé Eichler est retourné vivre à Méa Chéarim et a repris son mode de vie. Il s’est marié et a eu des enfants. Il était à la tête d’une grande famille, composée de nombreux petits-enfants et arrière-petits-enfants.

Le Rav Menashé Eichler a combattu également pendant la Guerre des Six Jours et pendant la Guerre de Kippour. Il s’est porté volontaire, en outre, auprès de l’aumônerie militaire et était responsable de l’identification des corps et de leur enterrement en Israël. Il a par ailleurs fondé l’une des Hévra Kadisha de Jérusalem et a consacré sa vie à la protection des lieux saints dans tout Israël et plus particulièrement à Jérusalem

Par la suite, pendant de nombreuses années, il a été responsable du site de Meron où se trouve la tombe de Rabbi Shimon Bar Yohaï.

L’un de ses fils, Rav Israël Eichler, est député de la Knesset, pour le parti Yaadout Hatora. Il a siégé entre les années 2003 et 2005 et a repris sa place en 2011.

Jean Michel Jarre à Massada (Israël) pour un spectacle gigantesque

Le compositeur et musicien français Jean Michel Jarre se rendra en Israël pour un concert le 6 Avril à Massada. Les prix des billets varient entre 490 et 3000 shekel. La vente est ouverte depuis hier par téléphone au numéro 2207*.

Jean Michel Jarre, l’un des plus grands spécialistes français des spectacles sons et lumières, organise régulièrement des concerts gigantesques visant à la sensibilisation aux questions sociales et environnementales. Il se rend cette année à Massada pour attirer l’attention du grand public sur l’état dans lequel se trouve la Mer morte.

Jarre a effectué de colossales performances semblables devant les pyramides d’Egypte, concert qui a rassemblé 800.000 personnes. De même à Houston, au Texas où 1,5 million de personnes se sont déplacées, à Moscou, avec 3,5 millions de spectateurs et devant la Tour Eiffel à Paris où se sont réunies 2,5 millions de curieux.

Jean Michel Jarre, aujourd’hui âgé de 69 ans, a enregistré 20 albums studio et en a vendu plus de 80 millions d’exemplaires. Il a battu quatre records mondiaux Guinness par l’ampleur de ses représentations publiques, a été nominé pour un Grammy cette année et a servi comme ambassadeur de l’UNESCO pour l’écologie et l’environnement.

Le spectacle réalisé en Israël sera couvert par les médias du monde entier et sera produit en collaboration avec une équipe israélienne professionnelle qui travaille avec l’équipe de Jarre. Il sera conçu dans un style futuriste, sur une scène mesurant 1000 m2 qui s’offrira le luxe de planer dans les airs comme dans le spectacle « Zero Gravity ».

Le chef du Conseil régional Tamar, Dov Litwinoff, a déclaré : «le fait qu’un artiste possédant une quantité de fans aussi exceptionnelle vienne donner un écho international sur l’état de la Mer morte dans le but de réhabiliter l’une des merveilles du monde et de nous aider à sauver la propriété nationale et internationale – est sans précédent et particulièrement excitant. »

Israel HaYom – Judith Douillet

Source: Alliance

http://www.israelvalley.com/news/2017/01/17/52366/jean-michel-jarre-massada-isra-l-pour-un-spectacle-gigantesque

Découvertes poignantes sur le site du camp de la mort de Sobibor

Des fouilles entreprises sur l’emplacement du camp de la mort de Sobibor ont permis de retrouver des bijoux de femmes et d’autres objets personnels, abandonnés sur les lieux il y a plus de 70 ans.

Plus de 250 000 Juifs ont été assassinés en 18 mois, entre avril 1942 et octobre 1943, dans ce camp situé au sud-est de l’actuelle Pologne, près des frontières de l’Ukraine et de la Biélorussie. Il se trouve à 250 km de Varsovie.  

Les travaux actuels, dirigés par l’architecte polonais Wojciech Mazurek, l’archéologue israélien Yoram Haimi et l’archéologue hollandais Ivar Schute, sont financés par le comité directeur créé pour la construction d’un site du souvenir à Sobibor en partenariat avec l’Institut international pour la recherche de la Shoah de Yad Vashem.

Des vestiges d’une construction où attendaient les malheureuses victimes avant d’entrer dans les chambres à gaz ont été mises au jour. Dans les fondations, les chercheurs ont trouvé des pinces à cheveux et d’autres bijoux, témoins tragiques d’une époque douloureuse pour le peuple juif.

Parmi les objets découverts, les archéologues ont tenu à montrer un pendentif en métal recouvert d’une plaque de verre représentant Moshé tenant les tables de la Loi avec, des deux côtés, la prière du Shema. Il y a également un pendentif avec un Maguen David, une montre de femme, et un autre pendentif de forme triangulaire, avec, sur une face, les mots ’Mazal Tov’ avec la date  du 3.7.1929 et le nom de la ville Frankfurt am Main et sur l’autre, la lettre hébraïque Heh (ה) et trois Maguen David.   

La propriétaire du bijou semble avoir été identifiée grâce aux recherches de Yoram Haimi avec l’aide d’autres experts de Yad Vashem. Il s’agirait de Karoline Cohn, né à Francfort le 3 juillet 1929. On ignore si elle a survécu aux conditions terribles du ghetto de Minsk. On ne sait pas non plus comment son pendentif est arrivé à Sobibor, sans doute lorsque 2 000 Juifs du ghetto ont été chassés et déportés dans le camp de Sobibor.

Le Pr Havi Dreyfus, directrice du centre de recherche de la Shoah sur les Juifs de Pologne, à l’Institut international de Yad Vashem, a déclaré que les objets trouvés pendant les fouilles à Sobibor ‘revêtaient une grande importance et allaient permettre de mieux comprendre ce qui s’était passé à Sobibor, que ce soit sur le fonctionnement du camp ou sur l’identité et le sort des victimes’. 

 

Par  pour Chiourim.com

Auschwitz: des travaux sans précédent pour préserver la mémoire de l’Holocauste

La tâche est d’autant plus difficile que personne au monde n’a oeuvré à la préservation de tels édifices

Brique par brique, poutre par poutre, les conservateurs nettoient avec précaution le moindre élément des baraques 7 et 8 du camp d’extermination nazi d’Auschwitz-Birkenau, afin de préserver ce symbole de l’Holocauste pour les générations à venir.

« Il s’agit du plus vaste projet de conservation dans l’histoire du musée d’Auschwitz-Birkenau », dit Pawel Sawicki, porte-parole du musée, un projet d’une ampleur « sans précédent dans le monde ».

Avec les ruines des chambres à gaz et des crématoires, ces bâtiments sont les témoins de l’extermination par les Allemands d’environ 1,1 million de personnes, dont un million de Juifs dans ce camp installé dans le sud de la Pologne occupée par les nazis.

« La conservation d’une baraque demande une approche complètement différente que celle d’une église, par exemple, où le but est de rendre au bâtiment son aspect original, donc le plus beau possible », explique Ewa Cyrulik, conservatrice responsable du chantier: « Ici, le but est de tout laisser inchangé ».

« Le plus grand compliment pour nous est lorsqu’on nous dit que l’on ne voit pas les résultats de nos travaux », souligne-t-elle.

La tâche est d’autant plus difficile que personne au monde n’a oeuvré à la préservation de tels édifices.

« Mes collègues, spécialistes en bâtiment, ont d’abord ri lorsque je leur ai expliqué ce que je faisais. Ils m’ont dit qu’il serait plus facile d’abattre ce mur et de le reconstruire brique par brique que de le conserver comme on le fait », explique Szymon Jancia, qui dirige les travaux.

Mais comme le souligne Mme Cyrulik: « Les gens viennent ici justement pour voir des objets et des bâtiments authentiques ».

Recouvertes d’immenses tentes blanches de 12 mètres de haut pour les protéger des intempéries, les deux baraques comptent parmi les plus anciennes du camp. Les travaux de conservation ont commencé en septembre 2015 et doivent se poursuivre sur deux ou trois ans, et l’ensemble du projet prendra probablement des dizaines d’années. Jusqu’à présent, les travaux ont coûté 12 millions de zlotys (2,7 millions d’euros).

Bâtiments fragiles

A la différence du camp d’Auschwitz, à Birkenau, camp dont la construction a commencé en 1941, aucune baraque en brique n’a jamais fait l’objet de travaux de conservation. De simples travaux d’entretien ont été juste menés.

Les bâtiments à Birkenau sont bien plus fragiles, construits avec de moins bons matériaux que ceux du camp d’Auschwitz situé à trois kilomètres de là et qui, avant la guerre, servait de caserne.

Leurs murs, d’une épaisseur d’une brique à peine, sont bombés, notamment à cause du toit trop lourd, la structure en bois est endommagée, les fondations abîmées par les eaux souterraines.

« C’est un vrai miracle qu’ils tiennent debout », lance M. Jancia.

Au total, 45 bâtiments en brique seront soumis à des travaux de conservation à Birkenau. Les éléments en bon état seront préservés, ceux qui ne le sont pas ou qui menacent l’ensemble de la construction seront remplacés.

« Lorsque nous remplaçons un élément, il faut que cela soit visible à vue d’oeil, que l’on ne puisse pas le confondre avec les éléments originaux », souligne Ewa Cyrulik en montrant des couches de peinture d’une couleur légèrement différente.

A genoux dans un trou étroit, des ouvriers enlèvent soigneusement la terre afin de dégager les fondations, fragilisées par les eaux souterraines. « Tous les travaux ici sont faits à la main, sans recours aux machines », explique M. Jancia.

Sous une tente se cache un mur de six mètres de long. Une structure en métal le maintient droit. « C’est un mur que nous avons construit avec les mêmes matériaux, les mêmes déformations que les murs originaux des baraquements. Il nous permet de tester les méthodes de conservation. Les murs sont redressés à l’aide de crics, « les mêmes que ceux qu’on utilise pour changer une roue », explique M. Jancia.

Le financement des travaux est assuré par la Fondation Auschwitz-Birkenau, créée en 2009 et qui gère le fonds perpétuel destiné à préserver le site de l’ancien camp nazi.

Jusqu’à présent, les donateurs ont contribué à cette Fondation à hauteur de 101 millions d’euros: l’Allemagne a versé 60 millions d’euros et parmi les plus grands contributeurs figurent également les Etats-Unis, la Pologne, la France et l’Autriche.

www.i24news.tv

Aviv Gefen se déchaîne contre Binyamin Netanyahou

Lors d’un concert donné jeudi soir au port de Tel-Aviv, le chanteur Aviv Gefen s’en est soudain pris au Premier ministre, reprenant parfois des expressions vulgaires empruntées au message vidéo enregistré il y a quelques mois par le député travailliste Arel Margalit.

Au début de sa logorrhée haineuse, il a quelque peu oublié le changement survenu à Washington et accusé Binyamin Netanyahou d’avoir « détruit les relations israélo-américaines » et « totalement isolé Israël dans le monde ». Puis il a attaqué personnellement le Premier ministre: « Nous avons fait grandir ici un dictateur, un paranoïaque et un dirigeant qui ne résiste pas aux pressions ». « Si vous êtes réellement un homme, démissionnez! » a-t-il lancé sous les ovations d’un public acquis à cette cause.

Aviv Gefen a appelé « à expédier Netanyahou à la maison par voie démocratique ».

Ce n’est pas la première fois que ce chanteur utilise la scène pour s’en prendre violemment à Binyamin Netanyahou. En février 2015, en fond de scène lors d’un concert, étaient apparus les portraits de Binyamin Netanyahou, Naftali Benett et Avigdor Lieberman frappés d’un X rouge.

Photo Yonatan Sindel / Flash 90

Nouvelles découvertes : l’Hébreu fut le plus ancien alphabet du monde

De saisissantes nouvelles preuves découvertes par le Professeur Douglas Petrovich pourraient changer la façon dont le monde appréhende les origines de l’alphabet et la première écriture Biblique. Comme il fallait s’y attendre, ses propositions controversées ont déclenché une réelle Polémique.

Sinai375a, un fragment de pierre d’Egypte avec le nom « Akhisamac » (Exode 31:6) sur les deux lignes horizontales (Droits: Dr Douglas Petrovitch)

Dans ce premier d’une série de deux articles, seront abordés le contexte et l’importance de ce sujet tandis que seront présentés dans un deuxième volet, certaines spécificités des nouvelles découvertes ainsi que l’argumentation des détracteurs.

L’enseignement en usage dans les écoles depuis plusieurs décennies explique que ce sont les Phéniciens qui ont développé le premier alphabet du monde autour de 1050 av JC. Cet alphabet se serait ensuite répandu aux Hébreux et autres cultures de la région cananéenne dans les siècles suivants avant d’être repris par les Grecs et les Romains et transmis aux alphabets modernes d’aujourd’hui. Cependant, beaucoup peuvent ne pas avoir compris les implications de cette vision quant à l’idée traditionnelle que Moïse est l’auteur des cinq premiers livres de la Bible.

Alors que l’écriture avait longtemps été en usage chez les Egyptiens et peuples de Mésopotamie, ces derniers utilisaient des systèmes d’écriture complexes (hiéroglyphiques et cunéiformes) qui étaient limités parce qu’ils employaient près d’un millier de symboles avec de nombreuses variantes supplémentaires représentants non seulement des sons mais aussi des syllabes et des mots entiers. Les messages qu’ils conféraient étaient assez simples, alors que la Bible utilise des formes complexes de langage. Le génie du premier alphabet fut de tout réduire à environ deux douzaines de lettres qui, originellement, représentaient seulement les sons consonnes. A partir de ces quelques lettres, chaque mot d’un langage peut être facilement représenté.

Exemple d’écriture cunéiforme qui possédait des centaines de symboles, avec 30 ou plus variantes (Wikimédia Commons)

Exemple d’écriture cunéiforme qui possédait des centaines de symboles, avec 30 ou plus variantes (Wikimédia Commons)

Pour un travail d’écriture aussi sophistiqué que la Bible, la flexibilité d’un alphabet est essentielle. Si celui-ci n’avait pas été inventé avant la période admise c’est-à-dire environ 1050 av JC, alors Moïse n’aurait pas pu écrire les cinq premiers livres de la Bible quatre siècles plus tôt.

Aujourd’hui, de nouvelles preuves qui pourraient tout changer ont été annoncées par le Professeur Douglas Petrovitch, un archéologue, épigraphe et professeur d’études d’Egypte Antique à l’Université Wilfrid Laurier à Waterloo, au Canada. L’épigraphie est l’étude des inscriptions, elle consiste à en faire des classifications et à rechercher les plus infimes distinctions entre les différents systèmes d’écriture tout en définissant leur signification et le contexte culturel dans lequel elles ont été écrites. Après plusieurs années d’étude minutieuse, Petrovich estime qu’il a rassemblé suffisamment de preuves pour établir le fait que, non seulement l’alphabet était en usage plusieurs siècles avant la période habituellement avancée mais de plus, qu’il était bien une forme d’Hébreu primitif, idée impensable il y a peu .

Sir Flinders Petrie 1853-1942  (Wikimedia Commons)

Sir Flinders Petrie 1853-1942
(Wikimedia Commons)

La présentation habituelle du Phénicien comme le premier alphabet est curieuse, puisque les spécialistes connaissent depuis longtemps des inscriptions alphabétiques beaucoup plus anciennes. Ainsi, en 1904-1905, Sir Flinders Petrie, le père de l’archéologie égyptienne, et sa femme Hilda ont découvrirent plusieurs inscriptions alphabétiques rudimentaires dans les mines de cuivre et de turquoise contrôlées par les Egyptiens dans la péninsule du Sinaï.

 Sir Alan Gardiner 1879-1963  (copyright Thinking Man Media)

Sir Alan Gardiner 1879-1963
(copyright Thinking Man Media)

Sir Alan Gardiner, le plus éminent linguiste de son temps, déchiffra plusieurs de ces écritures et affirma qu’elles représentaient une forme primitive d’alphabet et qu’elles utilisaient un langage sémitique. L’écriture devint connue sous le nom de « Proto-Sinaïtique » et fut datée vers l’Age de Bronze moyen, entre 1600 et 1500 av JC.

 

William Foxwell Albright 1891-1971 (Wikimedia Commons)

William Foxwell Albright 1891-1971 (Wikimedia Commons)

W.F. Albright, l’américain connu comme le père de l’archéologie biblique popularisa l’idée que ces écrits étaient sémitiques et beaucoup acceptèrent l’idée que des esclaves israélites étaient les auteurs de ces inscriptions.

L’Hébreu fut revendiqué comme le plus ancien alphabet du monde pour la première fois dans les années 20 par le savant allemand Hubert Grimme. « Bien que Grimme ait identifié plusieurs des inscriptions égyptiennes comme étant de l’Hébreu, il a été incapable d’identifier tout l’alphabet correctement », explique Roni Segal, conseiller académique de l’Institut Israélien d’Etudes Bibliques, une université en ligne spécialisée dans l’Hébreu Biblique, qui a communiqué au journal Breaking Israel News.

Alors que le scepticisme moderne à propos du récit biblique de la période de l’Exode s’est mis en place à la fin du 20ème siècle, les savants se sont généralement désolidarisés de l’idée que les inscriptions Proto-Sinaïtiques étaient l’œuvre de mineurs israélites. De plus, la découverte de nombreuses autres inscriptions alphabétiques dans la région de Canaan datées de la période entre 1200 et 1050 av JC ont mis en avant la nécessité d’une nouvelle catégorie. Ces dernières, et quelques autres fragments de la région qui étaient similaires aux élaborations Proto-Sinaïtiques, ont été appelées « Proto-Cananéennes. »

Une comparaison entre les lettres hébraïques qui entrèrent en usage après la Captivité à Babylone (débutée autour de 586 avJC), le présumé alphabet « Proto-Hebreu » original et les hiéroglyphes égyptiens qui peuvent avoir été la base pour beaucoup des lettres (Copyright Dr Douglas Petrovitch)

Une comparaison entre les lettres hébraïques qui entrèrent en usage après la Captivité à Babylone (débutée autour de 586 avJC), le présumé alphabet « Proto-Hebreu » original et les hiéroglyphes égyptiens qui peuvent avoir été la base pour beaucoup des lettres (Copyright Dr Douglas Petrovitch)

Le système pour toutes ces formes semble avoir été développé depuis les Hiéroglyphes égyptiens, qui furent utilisés comme base pour créer 22 lettres alphabétiques représentants les sons consonnes constituant le langage sémitique des écritures. Les premières écritures admises par les spécialistes comme utilisant une écriture « Hébraïque » sont toutes datées après 1000 av JC et classées comme utilisant l’alphabet « Paléo-Hébreu ».

L’ironie réside dans le fait que ces écritures en « Paleo-Hébreu » sont souvent impossibles à distinguer des écritures phéniciennes et sont tout autant un développement naturel des plus anciens exemples de Proto-Sinaïtique et de Proto-Cananéen. Pourtant, la plupart des sources continuent à communiquer le paradigme habituel. Dans son article sur l’alphabet phénicien, Wikipédia affirme que « L’alphabet phénicien, appelé conventionnellement l’alphabet Proto-Cananéen pour les inscriptions plus anciennes qu’environ 1050 av JC, est l’alphabet authentifié le plus ancien. » Cette affirmation est maintenue en dépit du fait que les exemples les plus anciens ne viennent pas de Phénicie et sont plus anciens que l’existence de la culture phénicienne. Cet usage serait-il commodément et intentionnellement conservé par ceux qui ne veulent pas que Moïse puisse être considéré comme un auteur possible de la Torah ?

« Et fortifiez-vous beaucoup pour garder et pour pratiquer tout ce qui est écrit dans le livre de la loi de Moïse, afin de ne vous en écarter ni à droite ni à gauche. »
Josué 23 :6

Alors, l’alphabet Hébreu a-t-il été développé depuis le Phénicien ou bien est-ce l’inverse ? Les formes les plus anciennes d’alphabet (Proto-Sinaïtique et Proto-Cananéen) peuvent-elles être aussi simplement considérées comme « Proto-Hébreu » et cette forme primitive d’alphabet peut-elle être le véritable » premier alphabet du monde » ? Cette forme la plus ancienne d’Hébreu peut-elle s’être répandue à travers la région et être devenue ce qui est maintenant connu comme le Phénicien ou Paleo-Hébreu ?

Le courant majoritaire des chercheurs ne va pas dans ce sens, s’appuyant sur l’idée que la seule chose que l’on peut affirmer avec certitude c’est que ces écritures alphabétiques sont sémitiques et que l’Hébreu n’est que l’une des variétés des nombreux langages sémitiques en usage à cette époque.

Cependant, en 1999 John et Deborah Darnell firent une découverte passionnante qui relança le débat dans un lieu appelé Wadi el-Hol en Moyenne Egypte . Il s’agit d’inscriptions alphabétiques qui apparaissent comme un système hybride entre symboles hiéroglyphiques et symboles alphabétiques. Une fois de plus est confirmée l’idée du passage direct des hiéroglyphes aux écritures sémitiques. La surprise de cette découverte vient du fait que ces écritures datent de la 12ème dynastie qui, en termes conventionnels, correspondent aux alentours de 1850 av JC.

Un dessin de l’une des plus anciennes inscriptions alphabétiques du monde provenant de Wadi El-Hol en Egypte et daté du Moyen Empire (18ème Dynastie) aux alentours de l’époque de Joseph. – BRUCE ZUCKERMAN EN COLLABORATION AVEC LYNN SWARTZ DODD Pots and Alphabets: Refractions of Reflections on Typological Method (MAARAV, A Journal for the Study of the Northwest Semitic Languages and Literatures, Vol. 10, p. 89) (Wikimedia Commons)

Un dessin de l’une des plus anciennes inscriptions alphabétiques du monde provenant de Wadi El-Hol en Egypte et daté du Moyen Empire (18ème Dynastie) aux alentours de l’époque de Joseph. – BRUCE ZUCKERMAN EN COLLABORATION AVEC LYNN SWARTZ DODD Pots and Alphabets: Refractions of Reflections on Typological Method (MAARAV, A Journal for the Study of the Northwest Semitic Languages and Literatures, Vol. 10, p. 89) (Wikimedia Commons)

Ces faits incontestables encouragèrent davantage de savants à revenir à l’idée que ces écrits anciens étaient liés au séjour des Israélites en Egypte. L’égyptologue David Rohl a d’ailleurs émis la théorie que l’élément décisif a pu venir de Joseph pendant sa période de pouvoir en Egypte et que ce système a pu donc être développé ensuite par Moïse lui permettant ainsi d’écrire ce qui deviendra les cinq premiers livres de la Bible au Mont Sinaï.

Rohl a écrit ce qui suit :

« … il fallait les compétences multilingues d’un Prince d’Egypte Hébreu éduqué pour faire de ces premiers simples graffitis une écriture fonctionnelle, capable de transmettre des idées complexes et un narratif courant. Les Dix Commandements et les Lois de Moïse furent écrites en Proto-Sinaïtique. Le prophète de Yahweh – qui maitrisait à la fois la littérature épique égyptienne et mésopotamienne – n’a pas été seulement le père fondateur du Judaïsme, du Christianisme et, à travers la tradition coranique, de l’Islam, mais aussi le géniteur des écritures alphabétiques Hébraique, Cananéenne, Phénicienne, Grecque et donc de l’alphabet occidental moderne. »

David Rohl (2002) Le testament perdu, page 221.

Cependant, ces assertions n’ont pas modifié la position de la plupart des savants qui considèrent qu’il n’y a pas assez de preuves spécifiques pour déplacer ces écritures alphabétiques anciennes de la catégorie « Sémitique » à celle de « Hébraïque ».

Arrive alors Douglas Petrovitch et ses revendications , il apporte de nouvelles et multiples preuves spécifiques attendues dans ce dossier afin de le réouvrir . Ce qu’il a exactement trouvé et ce que sont quelques-unes des premières réactions seront le sujet de la seconde partie de cet article dans le « Thinker Update » de la semaine prochaine.

Steve Law

Source : http://www.cesgoysquidefendentisrael.com

Traduction Pug – Correction Tina
Traduit avec l’aimable autorisation de l’auteur
Article original: NEW DISCOVERIES INDICATE HEBREW WAS WORLD’S OLDEST ALPHABET  Et Moïse écrivit toutes les paroles de l’Eternel. –Exode 24 :4 (Darby)

 

Nouvelles découvertes : l’Hébreu fut le plus ancien alphabet du monde

Le film prémonitoire « La ville sans juifs » en passe d’être sauvé

Il y a un an été redécouvert par hasard la version originale, par un collectionneur en France, de ce film perdu et dont il ne subsistait dans les archives autrichiennes qu’une copie amputée de nombreuses scènes, datant des années 30.
C’est en 1924 que le réalisateur autrichien Hans Karl Breslauer tourne La ville sans juifs. L’histoire du maire d’une Vienne rebaptisée Utopia qui parvient à convaincre ses concitoyens que les juifs sont à l’origine de tous leurs maux. Le film montre l’expulsion violente des juifs, les pogroms, les persécutions avec une prémonition qui glace, lorsque l’on sait que le nazisme émergera à peine 15 ans plus tard.

À la fin du film, les habitants se rendent compte qu’ils ont privé la ville d’une part de sa vie.

Au sujet de cette version retrouvée, « c’est le chaînon manquant; il y a beaucoup plus de scènes à valeur documentaire illustrant la vie des juifs de Vienne entre les deux guerres », déclare le directeur des collections de la cinémathèque autrichienne.

Un appel aux dons a été lancé afin de pouvoir restaurer ce film prémonitoire. Résultat, un objectif rempli à 112% avec une cagnotte de 86 000 euros. Elle va pouvoir donner une seconde jeunesse à ce qui est le film muet « le plus important » du cinéma autrichien.

« La campagne a véritablement décollé après l’élection de Donald Trump, avec le don important d’une fondation juive anonyme depuis les États-Unis, explique un porte-parole de la cinémathèque. Mais les contributions venant d’Autriche ont également doublé après la défaite à l’élection présidentielle du candidat de l’extrême droit, Norbert Hofer.

Judaicine.fr

Concert: vives réactions à la condition émise par le groupe Coldplay

Le groupe Coldplay a illustré de manière magistrale la naïveté et l’ignorance des réalités dont fait preuve la communauté internationale concernant le conflit israélo-palestinien. Dans leur désir de « paix » et de « coexistence », les musiciens et chanteurs du groupe britannique ont exigé que lors de leur prochain concert en Israël le public soit composé autant de spectateurs israéliens qu’arabes palestiniens.

Dès la nouvelle, les réseaux sociaux israéliens se sont enflammés et ont été inondés de très nombreuses réactions de stupéfaction et de colère. De nombreux fans du groupe ont annoncé qu’ils renonceront à venir ou qu’ils revendrons leur ticket. Certains pestent contre « l’attitude condescendante de ces artistes de vouloir éduquer la population israélienne », mais les réactions concernent surtout l’aspect sécuritaire.

En pleine atmosphère et vague d’attentats, l’exigence de la présence de milliers d’Arabes palestiniens dans un concert en Israël relève de la pure folie ou tout au moins d’une irresponsabilité totale. Hila, l’une des internautes a recueilli des centaines de « like » après avoir écrit que ce genre de demande de la part de Coldplay risque de donner des idées à des terroristes de venir s’inflitrer parmi les spectateurs. D’autres mettent en évidence la naïveté des musiciens, qui s’imaginent que la présence commune d’Israéliens et Arabes palestiniens à un concert réduira la haine envers Israël et ôtera l’envie des terroristes de frapper comme ils l’ont encore fait à Jérusalem il y a deux jours.

« Je préfère que Coldplay annule le concert plutôt qu’il y ait un massacre lors de la représentation », écrit Reouven S.

Photo Youtube

Les exigences du groupe musical Coldplay

Le groupe britannique de pop-rock Coldplay ne boycottera pas Israël et viendra donner un méga-concert. Mais les musiciens ont émis une exigence: ils veulent consacrer leur représentation à la « paix » et demandent à ce que le public soit formé d’Israéliens et d’Arabes palestiniens!!!

Photo Illustration

Nouvelle rumeur de concert en 2017 pour Robbie Williams….

Alors que la tournée européenne de Robbie commencera début Juin à Manchester, de nouvelles rumeurs de dates circulent. D’après les médias locaux, Robbie se produirait de nouveau en Israël, à Tel Aviv cette année ! ….

La date serait même fixée au 16 Septembre 2017. On se souvient qu’en 2015, sa venue à Tel Aviv avait créé la polémique ( en raison des pressions du BDS… ).
D’autres dates pourraient être encore ajoutées.
Tout d’abord, Robbie pourrait se produire au Lucca Summer Festival en Italie, là même où il s’était déjà produit en 2015. Les places pourraient être mises en vente en Janvier.
Robbie avait indiqué récemment que la tournée se terminerait en Décembre. Il est fort possible que des dates soient ajoutées en Australie et Nouvelle-Zélande, vers Novembre.
Quelques rumeurs évoquent une possible promo au Mexique et en Amérique Latine, mais là les sources sont moins fiables. Robbie n’a pas effectué de tournée dans cette zone du globe depuis … 2006.
Source Robbie Williams Live

koide9enisrael.blogspot.co.il

Quand passé et présent se rencontrent: Le musée des pays de la Bible

Le Musée des pays de la Bible à Jérusalem, est né, il y a près de 25 ans, du rêve d’un couple: Batya et Eli Borovsky, collectionneurs de pièces antiques datant de l’aube de la civilisation occidentale jusqu’à l’avènement du christianisme et découvertes en Mésopotamie.

L’équipe du musée a décidé de se tourner vers les Francophones d’Israël, en leur proposant une formule qui relie passé et présent. LPH vous en dit davantage.

 

Connaitre le passé pour mieux construire l’avenir

 

Edith Kimhi est responsable de la partie pédagogique et culturelle du musée. Elle nous informe que chaque année ce sont plus de 250 000 visiteurs qui parcourent les allées du musée:  »30 000 d’entre eux sont des élèves de tout Israël, mais aussi d’autres pays. Les groupes scolaires que nous recevons viennent aussi des écoles de Jérusalem-est. Ainsi, le musée remplit pleinement sa mission: retracer notre histoire commune, connaitre notre passé pour mieux construire notre avenir ».

C’est d’ailleurs une réflexion au sujet du rôle du musée, de son approche plurielle, qui a conduit ses responsables à imaginer un concept qu’ils proposent désormais aux Francophones. Le musée comporte 20 salles d’exposition, en ordre chronologique, avec des expositions permanentes et d’autres temporaires. C’est autour de l’exposition provisoire sur David et Goliath que sera inauguré ce concept.

 

 »Les géostratégies à l’épreuve du temps et de l’espace »

 

Le musée s’est tourné vers Richard Darmon, journaliste et géopolitologue connu dans le monde francophone. Il lui demande de venir enrichir la visite de l’exposition en français, par une conférence qui ferait le lien entre l’histoire de David et Goliath et notre époque actuelle.

Richard Darmon accepte:  »C’est original pour une institution historique comme un musée, de manifester l’intention de ne pas rester dans le domaine du savoir archéologique et académique mais de faire un lien, un aller-retour entre le passé et le présent ».

L’exposition se base sur des fouilles réalisées dans la vallée d’Ela, là où le fameux combat entre David et Goliath s’est déroulé.  »Ce qui est intéressant, c’est la thématique du faible contre le fort », nous dit Richard Darmon,  »cela nous interroge sur la façon dont Israël s’est positionné au Moyen-Orient alors qu’il n’avait a priori aucune chance d’exister. Au-delà, se pose la question de la survie d’Etats mal positionnés sur le plan géostratégique ».

La conférence de Richard Darmon posera des problématiques fondamentales pour comprendre notre époque, notre région, les rapports de force – parfois inversés – et ainsi étudier les stratégies et les civilisations.

 »Nous sommes, comme l’enseignait Manitou z »l, au crépuscule: un monde ancien s’effondre et nous entrons dans un nouveau monde qui n’est pas encore advenu. Nous assistons à la résurgence des empires avec notamment la notion d’Oumma, de nation musulmane, qui mène la danse au Moyen-Orient ».

Apres ce premier rendez-vous autour des  »géostratégies à l’épreuve du temps et de l’espace », le musée vous conviera deux mois plus tard à une deuxième rencontre sur Daesh, toujours avec Richard Darmon, accompagné cette fois de l’écrivain et chercheur, Gérard Rabinovitch, auteur de  »Somnambules et Terminators », qui décrypte les ravages de l’islamisme radical.

 

1e conférence, le mercredi 11 janvier, à 19h

21 Rehov Shmuel Stephan Weiz

Tel: 02-5611066

www.blmj.org

 

Guitel Ben-Ishay

Plus de 2 millions de visiteurs au camp de la mort d’Auschwitz

Le musée du camp de la mort d’Auschwitz-Birkenau, en Pologne, a accueilli cette année plus de 2 millions de visiteurs qui tenaient à voir ce lieu maudit où les Nazis ont perpétré leurs crimes atroces pendant la Seconde Guerre mondiale et à rendre hommage aux victimes.

Ce chiffre n’avait jamais été atteint jusqu’à présent. En 2014, par exemple, on comptait un million et demi de visiteurs. Ces données ont été communiquées par la direction du musée qui a marqué cette année le 70e anniversaire de sa création.

D’après le site juif américain JTA qui rapporte cette information, les dix Etats les plus représentés seraient, en ordre décroissant par rapport au nombre des visiteurs, la Pologne (424 000 visiteurs), la Grande Bretagne (271 000), les USA (215 000), l’Italie (146 000, l’Espagne (116 000), Israël (97 000), l’Allemagne (92 000), la France (82 000), la République tchèque (60 000) et la Suède (41 000).

Il précise en outre que 61 000 groupes se sont rendus sur place et des moniteurs formés par le musée ont conduit des visites organisées pour plus de 310 000 personnes. En outre, près de 150 équipes de cameramen ont tourné des films documentaires dans le musée et dans le mémorial qui lui est adjacent.

Le dessin d’une Menora à sept branches dans un puits antique

Les signes du passé surgissent à tout moment à Jérusalem et dans bien d’autres endroits d’Israël dont l’histoire est riche en événements et en cultures successives. Ils prouvent aussi la présence permanente de Juifs sur cette terre, même après les exils.

Cette fois, grâce à un groupe de promeneurs comptant notamment des amoureux des grottes, un vieux puits profond a été découvert, portant sur l’une de ses parois des dessins de la Menora à sept branches. Il y a également des croix et des inscriptions apparemment indéchiffrables.

D’après des experts en archéologie du service national des antiquités, ces gravures murales dateraient de l’époque de la Révolte de Bar Kokhba (132-135), seconde insurrection des Juifs de la province de Judée contre l’Empire romain, il y a 1 900 ans.

D’autres estiment qu’elles proviennent d’une secte judéo-chrétienne opérant dans la région au début de la période byzantine, au 4e siècle de notre ère. Elle aurait alors tenu à tracer les symboles des deux religions. Comme les recherches ne sont pas terminées, le public n’a pas encore été informé du lieu précis de cette découverte.

De ses racines ottomanes à la Shoah, Michèle Sarde rompt le silence familial

Dans «Revenir du silence», la romancière et essayiste reconstitue d’une plume sensible le parcours de sa famille, issue de la méconnue tribu des Séfarades de l’Empire ottoman.

Le réveillon du 31 décembre 1944 fut euphorique. Paris avait été libéré, au mois d’août précédent. Jenny, Jacques et leur petite Michou venaient de réintégrer leur appartement parisien.

Alors cette nuit de la Saint-Sylvestre, c’est la grande fiesta au 8, rue César-Franck. Restrictions alimentaires obligent, Jenny et Jacques se sont chargés du foie gras qui se vendait sans ticket comme tous les produits de luxe. Un des convives est arrivé avec une caisse: il «connaissait un type qui connaissait un type qui travaillait dans le champagne». Un autre s’est procuré des huîtres. Un troisième des volailles. «Le Système D, quoi».

Les beaux aviateurs anglais et américains pressentis avaient dû décliner l’invitation. Ils étaient allés «se faire trouer la peau dans les Ardennes pour que l’ennemi n’ouvre pas de brèche et ne reprenne pas Paris». Mais il n’était pas question de se passer d’Américains à table. On finit par dénicher de «gros paysans de l’Ouest. Un peu rustres (…) Ils ont bu du champagne à flot. Ils étaient complètement abrutis», se souvient Jenny.

Les grands absents qui ne reviendront jamais

La bande des Béhar, Janovski, Franck, celle d’avant-guerre était là, qui avait commencé à se reconstituer. Certes, Lily s’était abstenue: ni son mari ni sa famille n’étaient encore rentrés d’Auschwitz. Certains des copains avaient bien hésité: ne fallait-il pas attendre le retour des déportés? Mais le désir, le besoin même, de faire la fête, l’avait emporté. Et puis personne ne savait qu’ils ne reviendraient jamais….

Les convives de la rue César-Franck ont bien fait de ne pas remettre à plus tard. Ce 31 décembre 1944 marque un avant et un après. Il faudra près de 70 ans à Michèle Sarde, l’écrivaine et essayiste en laquelle la petite Michou s’est transformée, pour briser la chape de silence qui va à partir de cette date recouvrir l’indicible et l’inaudible.

«Michou» et ses parents

Conformément au désir des nazis, les déportés se sont évanouis dans la nuit et le brouillard, sans laisser de traces

Michèle Sarde

«Il était « indélicat » voire « indécent » d’évoquer le sujet de la déportation pour cause raciale (…) Conformément au désir des nazis les déportés se sont évanouis dans la nuit et le brouillard, sans laisser de traces», écrit-elle dans un formidable roman, Revenir du silence (Julliard, 2016), qui raconte son histoire familiale.

La folie, le déni ou l’assimilation totale

Pas de funérailles même symboliques, ni de cérémonies pour les disparus. C’est elle, la romancière, qui en dressera la première la liste: cousins ou amis (Pepo Benveniste, Marc Amon…), «ombres affamées de sépulture errant aux confins de ces années terribles». Ses deux parents, Jenny et Jacques, tentent de survivre au naufrage. Car il apparaît vite que Marie Jerusalmi et Moïse Benrey, les grands-parents de la petite fille, ne reviendront pas non plus.

Tandis que son mari s’enfonce peu à peu dans le déni, puis dans la folie, Jenny adopte une toute autre stratégie. Leur fille devra réaliser ce que ses parents ne peuvent plus réussir: l’assimilation totale. Ecole Victor Duruy, leçon particulière de catéchisme, baptême, communion… Tout est bon pour faire de la petite «israélite d’origine ottomane» une bonne petite catholique française.

Michou à Victor Duruy

La démarche est d’une violence psychique inouïe, ainsi que le lecteur le découvrira. Certes, Jenny avait tenu sa promesse à son propre égard, se teindre en blonde si elle «survivait», mais ensuite toute son énergie va se cristalliser sur Michou, avec un but unique: que l’enfant échappe à la «malédiction».

Jenny en blonde

Ma mère était devenue, j’étais devenue, une juive du silence

Michèle Sarde

A l’image de ses ancêtres, les fiers Benveniste de l’Espagne des rois catholiques, qui pour moitiée étaient devenus des «conversos», ces nouveaux chrétiens traqués par l’Inquisition, «ma mère s’était « marranisée » tout en gardant au cœur sa fidélité à la tribu perdue. Elle était devenue, j’étais devenue, une juive du silence».

Les Benveniste

Salonique, la terre de ses ancêtres

En 2000, Michèle Sarde donne une conférence à l’université de Thessalonique lorsqu’elle prend soudain conscience qu’elle est en train de fouler la terre de ses ancêtres ottomans. C’est le déclic. La romancière se transforme en une «arpenteuse de la mémoire»; «Antigone se substitue à Eurydice». L’enquête sera longue, précise, fouillée, rigoureuse aussi.

De son côté, avant de mourir en 2005, Jenny, la mère de l’auteur, remplit un gros cahier d’écolier dans lequel elle décrit, enfin, le parcours de la famille. Puis elle accepte de revenir sur tel ou tel point, devant un magnétophone. Vérifications faites, confie aujourd’hui Michèle Sarde à propos du contenu de cet entretien avec sa mère, «Jenny ne s’est pas beaucoup trompée».

 Jenny à Paris en 1924

De ce récit aux tréfonds de la mémoire familiale, longtemps interdite de cité, naîtra donc une trilogie consacrée à cette tribu séfarade, installée quatre siècles durant en terre musulmane avec leur religion et leur langue. Revenir du silence en constitue le premier tome. Michèle Sarde a reconstitué l’exil de Salonique, où s’étaient réfugiés les ancêtres juifs fuyant l’Espagne, l’installation à Paris en 1921, et l’assimilation réussie dans la France des années trente. Le texte est fluide, les anecdotes foisonnantes, les caractères riches et sur fond de tragédie, les pointes d’humour ne manquent pas non plus.

 La coupelle ottomane, le viatique de Salonique

Tout en délicatesse, l’auteur pose aussi la question de l’intégration et de l’assimilation, de la transmission et de la résilience. Sans donner de leçon à quiconque, Michèle Sarde, qui vit entre la France et le Chili après avoir longuement résidé aux Etats-Unis, apporte sa pierre, son témoignage, à la réflexion qui agite la société française.

Car comme souvent dans ses ouvrages, l’originalité de cette écrivaine réside dans sa capacité à mêler savoir, réflexion et vécu. A la différence de ses autres livres, en revanche, cette démarche littéraire offre à la petite Michou devenue grande une nouvelle liberté,  celle d’un récit familial assumé. Soit une réappropriation de l’histoire familiale et de ses symboles. L’un d’eux n’est autre qu’un objet délicatement ciselé, une coupelle ottomane, destinée à contenir de la confiture de rose, transmise de génération en génération, d’exil en exil.

La coupelle ottomane

«Vous voulez la voir?» me demande Michèle Sarde alors que j’évoque le viatique de Salonique durant l’interview dans son appartement parisien. J’acquiesce. La romancière sort la coupelle d’un placard et la pose sur la table. Nous la regardons un long moment, en silence. Comme espérant découvrir l’ultime secret de cet objet d’argent terni, qui a survécu aux cataclysmes successifs de l’histoire majuscule et minuscule de la tribu méconnue des Séfarades de l’Empire ottoman. Et dont l’écrivaine est désormais la dépositaire.

Revenir du silence, éditions Julliard, 416 p., 21,50€

www.slate.fr

Deux gagnants au concours biblique international pour adultes

La finale du concours biblique international pour adultes 5777, placé cette année sous le signe du 50e anniversaire de la réunification de Jérusalem, s’est déroulée mercredi soir au Binyanei Haouma sous la direction du Dr Avshalom Kor. Les gagnants sont Yafit Sliman d’Israël et Yair Sahak, des Etats-Unis. Ils sont suivis du Dr Eliézer Abergel, arrivé en 3e position, et de Tzvi Mordechai du Canada qui a obtenu la 4e place.
Au départ, des milliers de candidats s’étaient présentés mais pour cette dernière étape, seuls 27 candidats du monde entier étaient présents sur la scène, prêts à répondre aux questions. Ils sont venus notamment de France, de Belgique, d’Argentine, d’Australie, de Grande Bretagne, d’Afrique du Sud, etc.
La compétition a eu lieu en présence notamment du ministre de l’Education Naftali Benett, qui a pris la parole.

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