mardi, 25 juillet, 2017

Appeler le mal par son nom

À l’occasion de son investiture comme 45ème président des États-Unis, Donald Trump a eu le courage de dénoncer l’islam radical, ce que son prédécesseur a refusé de faire durant ses huit années au pouvoir. Trump a déclaré : « nous unirons le monde civilisé contre le terrorisme islamiste radical, que nous éradiquerons entièrement de la surface de la Terre ». C’est une excellente nouvelle pour l’Occident, et c’est une excellente nouvelle pour le monde entier.

Les réactions coléreuses partout dans le monde islamique radical ne se sont pas faites attendre. Dans les territoires sous contrôle de l’Autorité palestinienne, on a brûlé des posters à l’effigie de Trump ; Abou Marzouq, chef adjoint du Bureau politique du Hamas, a traité Trump de « djâhil », « ignorant », sobriquet réservé dans l’islam à ceux aux oreilles desquelles la nouvelle de la religion de Muhammad n’est pas parvenue. En particulier, ont été désignés ainsi les idolâtres de la période anté-islamique, la « djâhaliya ». Abou Marzouq a ajouté : « Nous sommes une nation qui perd parfois des batailles, mais qui remporte toutes ses guerres, et l’humanité reconnaîtra ses messages ». Al-Quds al-Arabi, journal londonien financé par un magnat saoudien, a publié une caricature dans laquelle on voit Trump qui tire par la bouche des obus visant la colombe de la paix « Islam », quand la légende qui y figure est : « Trump, dans son premier discours après son investiture ».

Les manifestations de masse, en réaction aux propos sexistes du nouveau président des États-Unis, ne sont pas épargnées d’une dimension islamique : une des quatre organisatrices de la marche des femmes n’est autre que Linda Sarsour, une musulmane américaine d’origine palestinienne. Elle porte le voile, et soutient tant le djihad que le BDS contre Israël. Dans une interview qu’elle a accordée à une chaîne américaine, elle a déclaré : « nous sommes arrivés aux États-Unis, où 22 États ont des lois contre la Charia (la jurisprudence islamique), qui essaient de nous empêcher de pratiquer notre religion… nous y avons des mosquées qui ont été profanées, nos enfants mis à mort, l’islamophobie ». La notion d’islamophobie sert souvent de rempart contre la critique de l’islam radical : celui qui critique l’extrémisme islamique est ipso facto qualifié d’« islamophobe », de « raciste ». C’est le meilleur moyen d’éviter un débat sérieux sur la cause du plus grand nombre de guerres, de morts, et de personnes déplacés ces cinquante dernières années. Nous serons convaincus de la sincérité de Madame Sarsour le jour où elle s’inquiétera des droits des femmes en terres d’islam, et quand elle organisera des manifestations pour protester contre leur ségrégation dans la plupart des pays musulmans. Mais il semble que ce sujet sensible ne la perturbe guère, pas plus que les millions de personnes qui, de par le monde, ont manifesté contre le nouveau président des États-Unis.

Durant sa campagne présidentielle, Trump a déclaré qu’il mènera une lutte sans merci contre l’islam radical, et qu’il utilisera toute une batterie de moyens pour y parvenir. Il est du devoir d’Israël de soutenir Trump dans cette guerre : sa guerre est notre guerre, notre problème majeur n’étant ni « les territoires », ni « la ségrégation des Musulmans », mais bien la guerre menée contre nous au nom de l’islam, au nom d’Allah. Il suffit, pour s’en rendre compte, d’écouter les terroristes quand ils perpètrent leurs attentats : ils ne crient ni « Vive la Palestine », ni « Respectez nos droits », mais « Allah akbar ».

La victoire de Trump dans sa guerre contre l’islam radical marquera la victoire d’Israël contre ses ennemis.

 

Ephraïm Herrera est docteur en histoire des religions, diplômé de la Sorbonne et vient de publier « Les maîtres soufis et les peuples du livre » aux Éditions de Paris, ainsi que « Le djihad, de la théorie aux actes » et les deux tomes des « Étincelles de Manitou » aux éditions Elkana.

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